DEMAGOGIE ET CYNISME SOCIALISTES
lundi 26 septembre 2011, par

On ne dénoncera jamais assez le charlatanisme des antinucléaires primaires qui infeste le débat des présidentielles. Il a été épinglé dans l’avant-dernier article, nous allons ci-dessous y revenir plus en détail.
ENERGIE : CYNIQUE DEMAGOGIE SOCIALISTE
C’est la grande foire des surenchères écolo-socialistes : à qui ’’sortira’’ le plus et le plus vite du nucléaire, à qui promettra le plus d’ ’’ énergies renouvelables’’, à qui promettra le plus avec le moins de moyens, à qui dénoncera le plus les ’’riches’’, adjectif devenu infâmant, étoile jaune verbale inventée sous la Terreur par Marat. Jamais autant de bassesse n’avait déferlé sur le populo de base, devenu simple chair à canon électorale envoyée au hachoir à grands coups de gnôle conditionnée en slogans de plus en plus débiles.
L’énergie est un sujet de la plus haute gravité, la vie et la survie de centaines de millions d’humains en dépend directement. Depuis 1970, les plus hauts responsables savent très bien que le goulot d’étranglement de l’humanité est là : les sources d’énergie fossiles s’épuisent à toute vitesse, leur exploitation et leur utilisation sont de plus en plus agressives pour l’environnement. Donc la précieuse énergie se raréfie et revient de plus en plus chère.
Le génie humain a cherché à desserrer l’étau, mais comme toujours ici-bas, c’est difficile, très difficile, cela nécessite des efforts, beaucoup d’efforts, de l’intelligence, beaucoup d’intelligence, de la persévérance, de la détermination, du temps, de la chance aussi !
Alors faire croire aux peuples qu’on va s’en sortir en ’’sortant du nucléaire’’, en plantant des forêts d’éoliennes, en couvrant des cantons entiers de panneaux solaires et en ne travaillant presque plus, c’est le plus grand mépris qui se puisse témoigner à ces peuples. Si ces politiciens professionnels respectaient les peuples, ils ne s’adresseraient pas à eux comme à des débiles mentaux, ils leur présenteraient avec sérieux et bonne foi toutes les données de la question de l’énergie, les feraient participer du mieux possible au choix entre diverses stratégies possibles en l’état actuel de la science et de la technologie. Ne rêvons pas, jamais ils ne se comporteront ainsi, car leur seule obsession est de se faire élire, devenir élus à n’importe quel prix, Le statut d’élu a remplacé celui dont jouissait l’ordre de la noblesse sous nos rois ! avec cette différence que sous Louis XIV, le bon peuple n’avait pour diriger et commander que huit mille authentiques nobles répertoriés, tandis qu’en 2011, pour une population environ triple, nous avons en France plus de 500 000 élus ! autrement dit, la densité d’élus par rapport à la densité des nobles de jadis est VINGT FOIS PLUS ELEVEE ! plus précisément, sous Louis XIV, il y avait 4 nobles par tranche de 10 000 habitants, alors qu’aujourd’hui, il y a 77 élus pour 10 000 habitants !
Les moins ignares de ces élus (car une certaine proportion d’entre eux sont ignares) savent bien que le slogan ’’sortir du nucléaire’’ ne signifie rien et ne servira qu’à les faire élire (si ça marche....). Quand ils le prononcent avec emphase et haine, sur tel ou tel média, ils savent bien que ce slogan, ils l’assortissent secrètement de tout un tas de restrictions mentales qui le vident de 99 pour 100 de son contenu ; par exemple, ils ajoutent en pensée : ’’sortir en vingt ans’’ ou ’’sortir en trente ans’’, là ils savent bien que dans vingt ou trente ans, ils ne seront plus aux manettes depuis longtemps, certains savent déjà qu’à cette échéance-là, ils ne seront plus de ce monde, que leurs paroles se seront envolées depuis longtemps, que tout aura changé.
Tout ce que nous pouvons faire sur un site comme Reconquista, c’est d’informer aussi loyalement que possible, de faire tomber les masques afin de réduire le plus possible la proportion de celles et ceux qui se laisseront tromper par ces cyniques hypocrites.
Un des pires drames environnementaux est la déforestation, qui va bon train en Amazonie comme ailleurs. On estime que depuis 2001, la forêt tropicale de la planète a diminué de plus de la moitié ! chaque année, rien que pour cuisiner, l’Inde brûle une quantité de bois égale à celle qu’on tirerait du déboisement total de l’Allemagne. Dans nos sociétés occidentales, si l’on revenait au niveau de 1967 (dernière année du pétrole bon marché), l’électricité produite ne suffirait plus à faire fonctionner la plupart des appareils ménagers. Il faudrait en priver ou rationner sévèrement au moins 80 pour 100 de la population. Il faudrait revenir aux locomotives à fuel ou à vapeur, renoncer au TGV, revenir à la sidérurgie de papa, au travail à la chaîne dans les usines automobile. Il faudrait renoncer entièrement au chauffage électrique, donc le remplacer soit par du chauffage au fuel ou au charbon (on imagine le prix....), ou bien se priver de chauffage à grande échelle. Il faudrait rouvrir des mines de charbon.
L’équation est simple : notre forêt française qui couvre un gros tiers du territoire pourrait au maximum, en en exploitant le bois de chauffage, chauffer le cinquième de la population. Ce qui impliquerait des emplois de bûcheron : on aurait au moins le plaisir de voir des écolos-bobos bûcheronner....
L’hydroélectricité : en France, c’est plié, toutes ses ressources sont exploitées depuis longtemps. On a aménagé de beaux lacs, ou des centrales fil de l’eau ou sous chutes d’eau, partout où c’était possible. Même les sites offrant une possibilité d’y installer une puissance de 100 kW (microcentrale) sont presque tous équipés.
Le photovoltaïque : dérisoire, une ruine pour l’Etat. Ne produit que trois heures par jour grand maximum, quand l’ensoleillement est suffisant....faites le test, si vous êtes démarché par des marchands de photovoltaïque, dites que vous êtes intéressé à condition qu’on vous propose un équipement vous permettant de vous passer d’EDF. Vous verrez, le démarcheur s’enfuira en courant et ne vous importunera plus !
L’éolien, c’est plus nuancé. Car l’éolien produit vraiment du courant, en quantité limitée certes, mais produit. Seule certitude, il ne peut en aucun cas remplacer l’énergie nucléaire ; pour remplacer nos 58 réacteurs, il faudrait 60 000 éoliennes de 110 m de hauteur répartie sur une quarantaine de départements (ceux assez ventés pour ce type de machine) ; Le massacre assuré de notre environnement ! impensable, impossible, dément ! ceux qui prétendent le contraire sont de fieffés menteurs. En revanche, l’éolien individuel pourrait réellement, là où il peut être installé (terrain suffisamment grand et environnement favorable, y compris sous le rapport esthétique), subvenir aux besoins domestiques de plusieurs centaines de milliers de familles, avec toutefois conservation d’un abonnement à un réseau fixe, pour les périodes non ventées. Mais cette fenêtre écologique et logique est lourdement plombée par des prix excessifs. Pour une grosse maison individuelle avec garage-atelier comme tant de français les aiment, comptez au minimum 80 000 euros d’investissement. Et en l’état actuel des connaissances, vous seriez confronté à l’éternel problème du non-stockage de l’énergie électrique : par grande vent, vous seriez en surproduction, donc production perdue, et par absence de vent, vous devriez consommer le courant d’EDF ou autre. Les aides de l’Etat sous forme de prise en charge d’une partie du prix de l’investissement en font que déplacer le surprix vers le fisc mais ne le suppriment en rien. Il faudrait que les prix soient divisés par au moins un facteur 4 pour que ces équipements micro-éoliens se popularisent dans les régions ventées, et ce serait un bien, reconnaissons-le.
Le nucléaire tant décrié est plein de promesses : d’abord, on sait recycler assez de combustible atomique (thorium et uranium) pour faire durer les réserves de minerai au moins 3000 ans. Ensuite, des études à marche forcée sont menées pour miniaturiser les centrales nucléaires. On a déjà des réacteurs expérimentaux capables d’alimenter à gogo une ville entière plusieurs années, pas plus gros qu’une armoire. Et ce n’est pas fini ! du coup, les problèmes de sécurité changent d’échelle, avec élimination du scénario catastrophe cataclysmique. Mais la technologie des centrales nucléaires classiques évolue à toute vitesse elle aussi : les EPR actuels sont évolutifs et vont se perfectionner à un point inimaginable. Se priver de ces progrès serait irresponsable.
La géothermie ? en Islande peut-être, mais dans nos régions....
Mais ce que ne disent jamais les démagogues, c’est que tout le pack des énergies dites renouvelables (hydroélectricité comprise) reste plus ou moins gelé tant que la grande question préalable restera sans vraie solution : COMMENT STOCKER L’ENERGIE ELECTRIQUE ? les batteries au lithium ; hors de prix, on ne voit pas comment elles dépasseraient l’échelle de l’informatique. C’est pourtant la question primordiale en matière d’énergie. Sa solution, s’il en existe une, nécessitera sans doute une avancée scientifique majeure, qui débouchera forcément sur une révolution technologique. L’éolien et le solaire (pas forcément sous forme photovoltaïque) pourraient alors décoller pour de bon, plus vraisemblablement en haute altitude que sur le plancher des vaches. Le secteur automobile serait lui aussi profondément bouleversé. La clé de la préservation de l’environnement réside bien là. Ce n’est pas avec de la gentille écologie à la bobo et chemises à fleurs, et encore moins avec de l’idéologie passéiste à la Marx, Engels, Staline and Co revu Gramsci, qu’on dépassera cette nouvelle frontière. Il y faudra de l’audace, du travail, encore plus de travail et du temps. Personnellement, je ne suis pas pessimiste, l’homme s’en est toujours sorti et il s’en sortira encore, en faisant au passage rentrer dans leur trou tous ces idéologues sans idées.
FREDELAS
