Sea France ! La faillite nous voilà !
jeudi 5 janvier 2012, par Canal ER

La faillite de la société de navigation Sea France est le parfait exemple de la gabegie généralisée, de la main mise syndicale, de l’irresponsabilité des salariés et de l’incurie et démagogie des politicards...
Voilà donc une entreprise, filiale de la Sncf, très mal gérée, avec un personnel pléthorique et aux avantages sociaux pharaoniques...
Bien entendu comme d’ailleurs partout dans la filière marine commerciale mieux valait être syndiqué pour y avoir un emploi.
Car les vrais patrons sont les syndicalistes..
Les dirigeants de cette entreprise qui faisait les liaisons Calais Douvres n’ont même pas été foutus d’anticiper et s’adapter à la mise en service du tunnel sous la Manche et à la concurrence britannique.
En bons bureaucrates gauchistes ils continuaient à vivre comme si le monopole d’état existait encore.
Le communisme est mort en Urss, mais pas en francarabia.
Résultat des courses, parce que tôt ou tard l’addition est toujours présentée, la société a été déclarée en faillite.
Malgré tout un repreneur, le groupe Louis Dreyfus, a fait une offre, certes il ne reprenait pas tout les effectifs et réalisait une partie des actifs mais c’était la seule concrète qui assurait la poursuite de l’activité avec une chance raisonnable de réussite.
Comment, un odieux capitaliste qui vient faire une opération dans un but lucratif ? C’en était trop pour les branleurs marxistes défenseurs du service public, de la veuve, l’orphelin et du mausolée de Lénine.
Résultat, Louis Dreyfus a mis les voiles. Les syndicats ont alors sorti la recette magique, la création d’une coopérative ouvrière. Ça fleure bon le front popu, le socialisme autogestionnaire, le prolétariat terrassant le vil exploiteur.
Sauf que gérer une entreprise de transport maritime c’est d’un autre niveau que s’occuper d’un bistrot de quartier.
Une entreprise sans capital, sans trésorerie, sans personnel compétent pour diriger, voilà le tableau.
Bien entendu pour les gens sérieux cette proposition était complètement débile, farfelue et vouée au désastre.
Le gouvernement par la voix de Thierry Mariani l’avait qualifiée de folle.
Mais le concert des pleureuses a commencé : "800 emplois perdus sur Calais" ! Revoilà Zola et son cortège de drames sociaux à 3 mois des élections.
Talonnette 1er est alors entré en jeu en soutenant le projet syndical par pure démagogie, car personne n’est dupe quant aux chances de survie de Sea France...
Mais bon ! Son calcul est simple, apparaître comme le sauveur des emplois juste avant les élections, une fois cette échéance passée la boite pourra disparaître, ça n’aura plus d’importance.
Sauf que pour le parasite syndical ce n’était pas assez, en effet le plan de Talonnette 1er prévoit le versement de confortables indemnités de licenciement par la Sncf (merci le contribuable) et leur reversement par les salariés dans le capital de la Scop.
Si pour encaisser le pognon ce ramassis de branlos est d’accord il n’en est pas de même pour l’investissement dans la société.
C’est que pour un travailleur le bifton c’est sacré, il veut bien être associé dans une boite mais avec l’argent des autres, au hasard du contribuable par exemple.
Et on sait jamais, investir dans une entreprise c’est l’engrenage qui mène vers le capitalisme et l’exploitation de l’homme par l’homme.
Ceci dit certains esprits mal tournés ont envisagé derrière tout ça un coup fumant, récupérer les navires pour quasi zéro et ensuite les revendre, le loto calaisien en quelque sorte. C’est pourquoi anticipant le coup le gvt avait prévu le rachat des bateaux par la Sncf et leur location à la Scop ensuite.
Donc tout est bloqué et comme il est probable que le gouvernement n’ira pas plus loin l’avenir de la boite est plus qu’incertain...
Alors, devant le spectre des hordes d’enfants de chômeurs faméliques se déversant sur les Champs Elysées, une dernière proposition a été faite ! Recaser les 800 salariés à la Sncf.
Beaucoup seraient contents d’avoir une telle offre. Et bien les petits enfants gâtés subventionnés renâclent. Les pauvres vont devoir déménager, changer de métiers... C’est terrible, c’est le retour de Zola, Charles Dicksen, des maîtres des forges, la misère sociale et son lot de familles détruites par l’alcool, peut être même la prostitution infantile, voir l’anthropophagie.
Donc dans leur grande sagesse nos vaillants syndicalistes ont refusé de sacrifier leurs acquis sociaux obtenus de haute lutte, un acquis social étant toujours obtenu de haute lutte.
Conclusion, Sea France est foutue, ce ramassis de comiques et bons à rien ira grossir les rangs des bénéficiaires des assedics. Euro tunnel et les concurrents anglais se marrent.
Et ça va nous couter du pognon...
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Messages de forum
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La confédération CFDT a accusé jeudi les responsables CFDT de SeaFrance de porter "une lourde responsabilité", dans la situation de la compagnie de ferries transmanche placée en liquidation.
La Fédération générale des transports-équipements (FGTE CFDT), l’union régionale CFDT et, pour la première fois la confédération, ont exprimé jeudi dans un communiqué commun leur "désaccord" avec les leaders CFDT de SeaFrance "qui n’ont pas voulu examiner d’autres projets dont ceux de LDA-DFDS", Louis-Dreyfus Armateur et la compagnie danoise DFDS.
"C’est une erreur grave, il y avait des possibilités de sauvegarder un maximum d’emplois", dit le texte, précisant que la confédération "continuera d’oeuvrer pour que LDA maintienne son offre de reprise". Le projet de Scop, portée par la CFDT de SeaFrance, est la seule offre de reprise en piste, mais n’est toujours pas financé. Il manque 50 millions d’euros.
Une réunion des acteurs du dossier (Etat, SNCF, promoteurs de la Scop), jeudi, n’a pas permis de faire avancer le dossier, selon les représentants des salariés, qui en ont une nouvelle fois appelé au président Sarkozy.
Selon la CFDT, les salariés de SeaFrance (880 CDI) "n’ont pas les moyens d’investir massivement dans une entreprise en difficulté soumise à une vive concurrence".
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Comme d’hab. juste, bien dit et qu’elle verve ! BRAVO pour tout. Un ancien lecteur de SOS-Racaille...
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La Cgt qui donne des leçons de démocratie syndicale et de réalisme économique !
Que vous inspirent les développements du dossier SeaFrance depuis les dernières propositions de Nicolas Sarkozy ?
« Le président de la République a annoncé qu’il y aurait des primes supra-légales. Nous-mêmes l’avions dit en envisageant la situation extrême d’une liquidation pure et simple de l’entreprise : il est impératif, pour éviter de rajouter du scandale au scandale, que les conditions de départ soient exemplaires. Maintenant, l’intervention du Président consiste à dire : "vous voulez une coopérative ? On abonde dans votre sens en majorant les primes de licenciement, et après vous prenez vos responsabilités". C’est une manoeuvre très habile. » Précisément, croyez-vous les salariés disposés à verser leurs primes pour une SCOP ?
« Les primes sont individuelles, et chacun en fait ce qu’il veut. On peut se déclarer favorable à la SCOP et prendre deux actions à 50 euros, mais investir à hauteur de 50 ou 60 000 euros, ce n’est pas la même chose. La posture des uns et des autres est à géométrie variable, en fonction de la prise des risques et des montants investis. Cette attitude tient aussi au fait que des gens qui sont porteurs du projet disent eux-mêmes, de manière confidentielle, qu’ils ne sont pas persuadés de la viabilité du montage. » Le risque d’une liquidation sans reprise d’activité se précise de plus en plus. À qui imputez-vous la responsabilité de cette situation ?
« En premier lieu à la SNCF. C’est la résultante des choix de ces dernières années. C’est elle qui a donné les clefs à l’organisation syndicale majoritaire. Elle avait le pouvoir de changer les choses. Mais il n’est pas question de dédouaner la CFDT, qui s’est rendue coupable d’entêtement, d’obstination. Ils ont eu le pouvoir et ils voulaient le garder. On voit ce qu’ils en ont fait. Pendant trois ans, ça a été le bras de fer avec la direction, puis avec les administrateurs judiciaires. Aujourd’hui c’est avec le gouvernement. Avec la CFDT SeaFrance, c’est toujours la même posture. Si on les écoute, il n’y a qu’eux qui détiennent la vérité. Ça ressemble plus à un comportement sectaire qu’à un comportement syndicaliste. C’est de l’extrémisme.
» Pensez-vous que des salariés soient de plus en plus nombreux à se désolidariser de la CFDT ?
« Lors de la dernière réunion de salariés, l’idée a été émise d’organiser un référendum. Ceux qui sont intervenus dans ce sens, étaient en général des adhérents CFDT. D’un côté, ils votent pour cette organisation syndicale, et derrière, ils essaient de se défausser en appelant à l’organisation d’un référendum. Je rappelle simplement qu’il y a eu des élections et que la CFDT en est sortie vainqueur. Il faut simplement que les gens mesurent ce qu’il résulte de leur choix. Mais il est vrai que l’intégralité des salariés n’est pas favorable au projet de la CFDT. Et justement, on demande aussi que les autres organisations syndicales puissent être entendues sur le sujet ».
Précisément, que proposez-vous aujourd’hui ?
« Nous n’avons cessé de tirer la sonnette d’alarme en annonçant que nous allions droit dans le mur. Pour répondre à notre triple objectif, l’emploi, le pavillon français et la défense des conditions de travail, nous avons préconisé un rapprochement entre SeaFrance et Brittany ferries. Il s’agissait de couvrir tout l’arc Manche, et de faire face au développement et à l’implantation de compagnies low cost. Mais nous n’avons pas été entendus.
Aujourd’hui, il semblerait que Brittany Ferries n’ait plus les capacités financières. Mais il semblerait aussi qu’elle n’ait pas envie de s’encombrer avec les gens du syndicat maritime Nord... » Que pensez-vous des accusations visant la CFDT, à propos des menaces qu’elle exercerait et du système mis en place au sein de l’entreprise ?
« Je peux témoigner personnellement que, lors d’un comité d’entreprise, on a très clairement menacé les élus CGT de mort, ce qui a fait l’objet d’une main courante au commissariat. Par ailleurs, mon prédécesseur, Roger Lopez, a été tabassé sur le quai, en 2005. Éric Vercoutre a d’ailleurs été condamné pour ces violences. D’autre part, mon suppléant, Christophe Wadoux, a été tabassé lors d’une commission d’avancement, en présence de l’ancienne direction. Il a eu pratiquement un an d’arrêt de travail. Il y a des faits clairement établis, avec des procédures en justice. Ce qui est clair, c’est que la CFDT a tissé sa toile et a la main mise sur l’entreprise. Pour pouvoir être embauché, il fallait avoir l’aval de la CFDT, puis pour avoir les promotions, faire des remplacements. J’ai déjà employé à ce sujet le terme de secte mafieuse ».
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Ceci dit certains esprits mal tournés ont envisagé derrière tout ça un coup fumant, récupérer les navires pour quasi zéro et ensuite les revendre, le loto calaisien en quelque sorte. C’est pourquoi anticipant le coup le gvt avait prévu le rachat des bateaux par la Sncf et leur location à la Scop ensuite.
la grosse magouille est là, ils voulaient que la scop récupéré les navires et ceux ci auraient été vendues à une Sem ayant pour actionnaire le conseil régional Ps et l’état...
Donc le contribuale financerait la fameuse Scop pour le grand bénéfice de ses membres, car le pognon sera vite dilapidé.
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Bravo ! tout est dit et bien dit.
Belle illustration de la France socialiste profonde....
Merci pour ce texte qui est un régal !
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