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 LA VRAIE CRISE EST DEVANT NOUS

LA VRAIE CRISE EST DEVANT NOUS

jeudi 12 avril 2012, par Fredelas

Dans le ’’haut’’ personnel politique, personne n’explique la vérité ni même ne la dit.

C’est quoi au juste ces crises ?


L’équation est simple : raisonnons avec l’euro par exemple (on pourrait en faire autant avec le dollar, le yuan ou le yen).

La masse monétaire globale de la zone euro est constituée des numéraires en circulation plus les lignes de crédit dans les banques. Les responsables de l’euro admettent une création monétaire de l’ordre de 3 pour 100 l’an.

Si on augmente la masse monétaire sans augmentation parallèle de la richesse produite, c’est mathématique, les prix nominaux augmentent, c’est-à-dire que pour obtenir le même produit ou le même service, on le paiera plus cher, à proportion de la masse monétaire créée de cette façon, ex nihilo. En revanche, si la masse monétaire augmente d’une proportion voisine d’une création parallèle à peu près équivalent de richesses nouvelles, les prix resteront stables. Les autorités européennes admettent 3 pour 100 de gonflement de la masse monétaire euro parce que 3 pour 100 l’an est à peu près ce qu’on escompte d’augmentation annuelle à long terme des richesses produites dans la zone euro.

D’où une première contrainte : la monnaie ne peut rester saine et stable que si la création de richesses (ce qu’on appelle la ’’croissance’’) suit une courbe parallèle à celle de l’augmentation de la masse monétaire.

Maintenant nous allons voir une deuxième contrainte, qui concerne chaque état de la zone en particulier. Si un état donné, disons par exemple l’état F, ne vote que des budgets en équilibre, tout va bien. Mais s’il vote des budgets en déficit, il va falloir financer ces déficits. Comment ? toute une palette de solutions s’offre à lui :

1) vendre du patrimoine de l’Etat (= ’’privatiser’’). Fort bien, mais ça n’a qu’un temps, à un moment, ce patrimoine se réduit comme peau de chagrin, et s’épuise.

2) augmenter les impôts. L’impôt, c’est ce que l’Etat vous pique dans votre poche par la force pour financer le déficit qu’il a voté et dont il n’avait pas le financement. Fort bien, mais ça plombe le niveau de vie, ça engendre des envies de frauder, de ne pas faire partie des victimes du fisc, ça engendre donc du chômage, du marasme économique, les artisans ont moins de clients, etc etc et au final le chômage et le travail au noir s’envolent.

3) Emprunter sur les marchés financiers. C’est ce que fait F depuis Maastricht. Les reconnaissances de dettes engendrées sont assorties d’un intérêt, qui se rajoute, à l’échéance, au capital dû. Pourquoi un intérêt ? tout simplement parce que les prêteurs anticipent l’érosion monétaire, qui est pour ainsi dire mécanique à partir du moment où on emprunte. Même si le pacte de stabilité est respecté, il ne l’est pas exactement et la distorsion est systématiquement due à une érosion monétaire. Pour mémoire, la monnaie la plus stable qu’ait connue le monde occidental moderne, le franc germinal de Napoléon Bonaparte, s’est érodé de 40 pour 100 en 110 ans, ce qui représente à peu près une érosion monétaire moyenne de 0,5 pour 100 l’an sur la période. Ne pas demander d’intérêts, c’est donc prêter à perte, ce qui à terme mène le prêteur dans le mur. Donc quand on emprunte sur les marchés financiers, il se rajoute au capital dû un intérêt parfaitement légitime.

Si le taux de cet intérêt est inférieur aux 3 pour 100 du pacte, le prêteur court de grands risques d’avoir prêté à perte en termes réels (c’est-à-dire corrigés de l’érosion monétaire).

4) Emprunter auprès du public, ce qui diffère sensiblement de la solution 3). Inconvénient : il faut que le public suive, or à la longue il peut se lasser et l’emprunt n’est pas couvert.

Noter que les solutions 3) et 4) ne sont pas nécessairement une hérésie, surtout si elles ne sont appliquées que pour financer une partie du déficit. En effet, dans le budget déficitaire, colonne ’’charges’’, il existe toujours une partie de remboursement de capitaux arrivés à échéance. Si l’emprunt reste du même ordre de grandeur que ces capitaux qu’on vient de rembourser, la dette n’augmente pas. Mais elle ne diminue pas.

5) Actionner la ’’planche à billets’’, c’est-à-dire augmenter directement la masse monétaire globale soit par des émissions de monnaie numéraire (papier monnaie) soit par des lignes d’écriture de crédit écrites par les banques centrales (autorisées à émettre de la monnaie), crédit consenti moyennant un faible taux d’intérêt aux banques ordinaires de dépôt et de commerce. Inconvénient : s’il n’y a pas création de richesses concordante avec cette création de monnaie, on est en plein dans l’érosion monétaire délibérée, ce qu’on appelle la ’’spirale inflationniste’’.

Toutes ces solutions ont déjà été appliquées en France depuis 1789, et même, à échelle moins vaste, depuis la nuit des temps.

Les conseillers de Marine Le Pen affirment que la solution 5) pourrait être appliquée sans danger, en abandonnant l’euro, donc en recouvrant notre capacité à émettre de la monnaie par la Banque de France, à qui l’Etat emprunterait le montant de ses déficits à taux zéro, ce qui, à les en croire, diminuerait massivement notre dette publique. Ce qui revient très exactement à la solution 4) avec taux d’intérêt nul.

C’est pure illusion ! car si l’argent ainsi prêté est de la création monétaire pure, on est dans la spirale inflationniste la plus terrible qui soit, sans aucun garde-fou puisque la garantie de l’intérêt est supprimée pour les prêteurs. Si cet argent prêté est pris sur les dépôts des particuliers et/ou ’’investisseurs professionnels’’ (assurances, etc), cet argent est prêté à perte, donc le prêteur est spolié. Or le prêteur,c’est vous et moi dans nos contrats d’assurance-vie, dans nos dépôts bloqués, nos PEL, etc. Prêté à taux zéro, cet argent se voit amputé au fil du temps de la fraction qui traduit l’érosion monétaire. Ce processus va très vite, par exemple un franc Pinay (=100 anciens francs) placé à la Caisse d’Epargne de 1959 à 2009 et sur lequel on a recapitalisé les intérêts servis à chaque annuité a perdu, en cinquante ans ; QUATRE VINGT POUR CENT DE SA VALEUR REELLE. Qui peut accepter pareille fonte de son capital placé ?

Ainsi la spirale inflationniste tout à la fois RUINE LES PRETEURS et DETRUIT LA VALEUR REELLE DE LA MONNAIE. Ce qui se traduit par une dépréciation correspondante de notre monnaie par rapport aux autres monnaies qui, elles, financent leurs déficits sans ruiner leurs prêteurs.

Exemple : le franc Pinay, en 1969, valait à peu près un franc suisse. En 1979, il fallait près de QUATRE francs français pour obtenir un franc suisse.

La solution de Marine Le Pen est donc un monumental HOAX. Elle ruinerait les prêteurs quels qu’ils soient tout en ruinant notre monnaie sur les marchés financiers internationaux. Voilà de quoi se paierait la facilité trompeuse du taux d’intérêt nul pour financer du déficit. Au bout de la route, que trouve-t-ton ? le refus de prêter à l’Etat, la coercition pour lancer des emprunts forcés, les impôts accablants pour essayer de sortir de la nasse, la mortelle STAGFLATION (=inflation+marasme économique), la descente aux enfers du niveau de vie, le chômage de masse, les troubles sociaux, le désordre monétaire et l’austérité générale pour au moins une génération, la ruine des retraites, la baisse générale des revenus réels, et autres joyeusetés. Exemples : la Grèce, et bientôt l’Espagne sauf miracle.

Tout ce qui précède nous montre la cause principale des ’’crises’’ : c’est toujours et toujours, LA MENACE DE LA RUINE DES PRETEURS SUITE AUX DEFAUTS DE PAIEMENT, PRESENTS OU IMMINENTS, des Etats emprunteurs invétérés qui accumulent des déficits en les finançant par des emprunts échafaudés les uns sur les autres. Dans la crise des subprimes américains, le défaut de paiement était celui des emprunteurs qui finançaient de l’immobilier à coup de crédits aux taux prohibitifs. Le folie initiale a été de prêter à tous ces candidats à l’accession à la propriété, sans vérifier leurs capacités de paiement, en s’imaginant qu’on remplaçait la garantie de solvabilité par celle de taux d’intérêt souvent usuraires.

Dans le cas de la Grèce, la folie initiale a été de prêter à un Etat socialiste qui n’avait pas le moindre fifrelin pour garantir le remboursement, mais qui avait truqué ses comptes pour faire croire le contraire aux prêteurs.

Dans le cas de l’Espagne, c’est à voir, mais on se doute bien que l’insensée bulle immobilière récente est impliquée de près ou de loin.

J’ai dit plus haut que toutes les solutions ont déjà été essayées dans le passé. Voyons cela de plus près :

Dans le cas de la France entre 1916 et 1924, c’est la solution 4) qui a été employée à grande échelle. La chambre Bleu Horizon a accumulé pendant les cinq ans de 1919 à 1924 des emprunts les uns sur les autres, en prétendant que ce n’était pas inflationniste sous prétexte que le Traité de Versailles nous accordait un énorme tribut dû par l’Allemagne, appelé ’’Réparations’’. Le slogan de tous ces apprentis sorciers était ’’L’Allemagne paiera’’. Le hic est qu’ ELLE N’A JAMAIS PAYÉ, sinon quelques cacahuètes quand Poincaré fit occuper la Ruhr en 1922-23 et quelques autres à chaque réduction des Réparations demandée et obtenue par nos ’’Alliés’’ au cour de divers plans restés tristement célèbres (Plan Dawes, plan Young, etc). Résultat : en 1924, le Bloc National (de droite), pris à la gorge pat cette monstrueuse dette publique, se suicida électoralement, en toute conscience, pour passer la patate chaude à la gauche (’’victoire’’ du ’’Cartel des gauches’’ de 1924 ; en fait, cette majorité du Cartel ne gouverna à gauche qu’un an, à partir de 1925, ce fut la droite qui reprit les rênes mais au nom du Cartel).

Résultat du résultat : alors que Poincaré, en 1926, s’était fait élire sur sa promesse solennelle de restaurer la valeur du franc à son niveau de 1914, eh bien toute honte bue, en 1928, le même Poincaré mena à bien la division officielle par six du franc de 1914 par rapport à l’or et aux monnaies fortes occidentales (livre sterling et dollar). CE QUI RUINA LES PRÊTEURS. Cette géniale opération, souhaitée depuis longtemps, par certains milieux d’affaires, fut appelée ’’stabilisation du franc’’, expression inventée pour ne pas utiliser le mot tabou ’’dévaluation’’. Et on redonna bonne conscience à Poincaré eu le proclamant ’’le sauveur du franc’’ dans toute la presse unanime...

Cette ruine fut dramatique : les personnes âgées avaient souvent prêté à l’Etat leurs économies d’une vie pour se constituer une petite retraite par capitalisation. Leur ruine, pour les plus modestes d’entre eux, les conduisit tout droit à la FAMINE. C’est pourquoi Tardieu, conscient de cette catastrophe sociale, créa le premier système d’assurance-vieillesse en 1928-29, qui permettait à ces pauvres prêteurs de ne pas mourir de faim.

Observez bien ceci, chers lecteurs ; quand on ruine les prêteurs, on ruine non pas de sales capitalistes à gros cigare, gilet rayé ballonné, haut de forme à étoile de David, lèvres charnues et nez crochu à souhait comme on en trouvait naguère à foison des caricatures dans le ’’Krokodil’’, mais des tas de pauvres gens, souvent modestes ou très modestes, qui avaient placé leur argent à la banque en toute confiance. C’est pourquoi il est non seulement faux de laisser croire qu’on pourrait emprunter à taux zéro sans ruiner le monnaie, mais en outre c’est profondément immoral, car cela crée nécessairement, à un endroit ou un autre, une immense misère sociale.

Poursuivons cette petite revue des expériences du passé : entre 1914 et 1945, la valeur du franc par rapport à l’or a été divisée par UN FACTEUR COMPRIS ENTRE 100 et 250 suivant les secteurs de l’économie considérés. Pourtant l’Etat avait fini par prendre l’habitude d’emprunter sans le dire à taux zéro à la Banque de France, par le système dit des ’’avances de la Banque de France’’ à l’Etat. Sans doute les conseillers de Marine Le Pen n’ont-ils pas étudié à fond l’histoire économique de cette période !

Entre 1945 et 1959, l’Etat a pratiqué une politique de ’’planche à billets délibérée’’, en se justifiant à mi-voix par un keynésianisme mal digéré.

Résultat : une spirale inflationniste sans précédent, qui s’est terminée, on l’a oublié dans les coulisses du FN, par un humiliant prêt du FMI à la France, en 1956-57. Ce prêt fut de 600 milliards d’anciens francs, et bien entendu assorti d’un tas de conditionnalités tatillonnes dont je vous fais grâce. Un des tout premiers actes de De Gaulle revenu au pouvoir en 1958 fut de rembourser cet humiliant prêt. Il pouvait se le permettre, car son retour a fait revenir en masse des capitaux énormes qui s’étaient envolés depuis le Front Populaire. (Pour mémoire à l’intention de ceux qui s’intéressent à notre Histoire : dans le tout premier gouvernement de de Gaulle entre mai 1958 et Noël 1958, date où il fut intronisé pdt de la République (mais non au suffrage universel), AUCUN MEMBRE DE SON GOUVERNEMENT NE POSSEDAIT MOINS DE 50 MILLIARDS ANCIENS À SON COMPTE EN BANQUE PERSONNEL. (source : ’’Gaullisme et Grand Capital’’, de Henri Claude, Editions Sociales).

Il nous faut maintenant conclure : que faire ? Il n’existe pas de solution miracle, il n’en existe qu’une porteuse d’espérance et d’avenir pour notre pays : LA FRANCE DOIT REMBOURSER SES DETTES. La morale, l’honneur, le sort futur du pays en dépendent. Seul un gouvernement qui dira la vérité peut y parvenir. La vérité est très simple : il faut aller chercher les ressources de ce remboursement dans la création de richesses, par le travail, l’inventivité, l’innovation, le sérieux, l’honnêteté, la persévérance, la recherche continue de la qualité. Nous avons vu que l’impôt sans croissance sera mortel. Que la planche à billets ne sera que recul pour mieux sauter, avec un réveil catastrophique. Que les échafaudages d’emprunts finissent comme les châteaux de cartes.

Pour créer des richesse suffisantes afin au moins de ne pas perdre (trop) de niveau de vie, IL NOUS FAUT IMPERATIVEMENT TRAVAILLER PLUS POUR GAGNER AUTANT MAIS PAS PLUS. Il faut en finir avec les semaines des quatre jeudis, les vacances d’après préparées le jour même où on rentre de celles d’avant, IL FAUT EN FINIR POUR DE BON, ET NON EN PAROLES, AVEC L’ASSISTANAT.

Ceux qui s’offusquent de ce programme ne sont pas de bonne foi. Je pourrais montrer plusieurs exemples de personnes qui ont MENE UNE VIE ENTIERE DE CHOMEURS PROFESSIONNELS ET SE SONT CONSTITUÉ, EN TRAVAILLANT AU NOIR, DES PATRIMOINES ELIGIBLES A L’ISF. Il est facile aussi de vérifier qu’un bénéficiaire du RSA qui travaille à temps partiel vit mieux qu’un smicard qui bosse à plein temps, car le smicard va perdre toutes les aides.

En résumé, quel que soit le prochain élu, s’il ne prend pas ce problème à bras-le-corps, eh bien on ira tout droit vers un désordre monétaire de première grandeur dont nous ferons tous les frais, et au prix fort. Je ne donne pas cher, alors, des entreprises françaises, elles passeront en grande partie sous contrôle étranger, et notre niveau de vie, déjà bien mité par des années de crises cycliques, s’effondrera durablement. Nous deviendrons alors ce ’’pays où l’on viendra se promener’’ . qu’évoquait Raymond Barre dans un des ses discours de Premier Ministre.

A contrario, vu l’effort de longue haleine que va demander ce remboursement, l’élu devra s’attaquer sans pitié aux dépenses nocives autres que celles de l’assistanat et du chômage excessif. Parmi elles, en priorité, il faudra des coupes sombres dans les budgets des collectivités locales, dont trop d’édiles ont exagéré dans le pharaonique inutile ; et en égale priorité, il faudra enfin s’attaquer de front aux dépenses insensées causées par l’immigration de peuplement (notamment clandestine) qui détruit nos régimes sociaux et notre cohésion nationale. Il y a dans ces deux priorités de quoi rembourser une bonne part de notre dette !

FREDELAS

N.B. le ’’Krokodil’’ est un journal humoristique soviétique qui connut son apogée sous Brejnev. Il était rempli de caricatures, à 90% antisémites. Aucun organe de presse parisien de la période 1939-45 n’atteignit jamais un degré d’abjection antisémite comparable à celui du ’’Krokodil’’. J’atteste, pour l’avoir constaté de mes yeux sur place, qu’il était lu à grande échelle par les moscovites. On le trouvait partout, dans les kiosques d’hôtels par exemple. On le lisait librement. Je n’ai jamais entendu personne protester, même pas des communistes français garantis pur porc qui le voyaient de leurs yeux comme moi. Pour eux, du moment qu’il émanait du Pays du Bien, l’antisémitisme extrémiste ne pouvait être que normal et moral.....



13 Messages de forum

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  • LA VRAIE CRISE EST DEVANT NOUS 13 avril 2012 01:08, par Fernand CORTES de CONQUILLA

    Attention :
    - pas de création de richesses quand on produit de moins en moins et qu’ on délocalise de plus en plus car les importations appauvrissent...
    - l’ intérêt est légitime lorsque l’ argent prêté existe réellement en bonne monnaie légale ayant cours forcé... il est illégiitime lorsqu’ il s’ agit de monnaie de singe créée ex nihilo par les banques...
    - solution 5 auprès de la banque centrale nationale : c’ est tenable tant que les importations sont inférieures aux exportations : sinon il faut payer la différence négative à l’ étranger : et alors le problème est entier !
    - l’ Espagne est le moins endetté des pays majeurs de l’ UE : < à 60 % du PIB...
    - oui, il faut arrêter TOUTE l’ immigration et RENVOYER TOUS LES IMMIGRES AFRO-ARABO-MAHOMETANS au bled et dans la savane et la jungle ! Il faut aussi arrêter toute importation jusqu’ à complet rétablissement des comptes publics et de la balance des payements !
    Lire les chroniques Finances-Vérités de Laurent MARTIN DESMARETZ de MAILLEBOIS sur Le Pilori chaque mois !
    Lire aussi la Création monétaire de singe et CFPdskXPF ainsi que French Banksters ! 

    Voir en ligne : Le Pilori Général

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    • LA VRAIE CRISE EST DEVANT NOUS 13 avril 2012 03:08

      Renvoyer les mahométans ?

      Impossible puisqu’on en a fait des "Français".....

       :((

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    • LA VRAIE CRISE EST DEVANT NOUS 19 avril 2012 05:10

      Il y a un élément qui détruit toute cette belle construction intellectuelle, et dont ne parle pas (probablement sciemment ) Marine Le pen : rétablir une parité entre le franc et l’or. Et là, tout l’article s’effondre sur lui-même, par inanité. L’or gardera toujours sa valeur intrinsèque, et la France n’en manque pas...

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  • LA VRAIE CRISE EST DEVANT NOUS 13 avril 2012 01:23, par comtadino

    merci pour cette synthèse claire, et en phase avec mes présentiments .

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  • LA VRAIE CRISE EST DEVANT NOUS 13 avril 2012 04:58

    Les français se font voler, il y aussi toutes les subventions aux associations qui devraient être supprimées.
    Associations qui permettent de caser la famille, les copains et se faire une clientèle électorale..

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  • LA VRAIE CRISE EST DEVANT NOUS 13 avril 2012 05:08

    Il est rare de voir, de lire sur un site des articles aussi bien fait.

    Quel régal ! Tout est dit et bien dit, par quelqu’un qui au moins connait les bases essentielles de la finance, ce dont manque totalement beaucoup trop de français, et tous nos hommes politiques, qui, s’ils ne sont pas des anciens fonctionnaires ( avec tout ce que cela implique !!!) pour les trois quart, sont pour les restants des médecins ou des avocats, donc jamais des entreprenants.

    Ceux qui eux savent ce qu’est de lutter toute la sainte journée, contre le personnel qui pense plus aux R.T.T qu’au travail, les syndicats, les clients, la concurrence, sa banque, les impayés, la gestion courante, et les multiples lois, décrets, obligations, dans tous les domaines qui pullulent, qui nuisent aux sociétés, car pondues par des fonctionnaires, qui n’ont jamais eu un marteau en main dans une société ou pire qui n’ont jamais eu à se tracasser sur le mot : rentabilité ! ainsi que leur salaire en fin de mois, et son montant …..

    ‘’ Pourvou que cela doure’’ comme disait Marie-Laetitia mère de Napoléon !!!

    Ce n’est pas un hasard, si la meilleure loi contre le chômage, pour les sociétés, sans emploi aidé, ou payé par l’état, donc favorable à la croissance, même si rien n’est parfait, est celle du statut de l’auto-entrepreneur, d’ Hervé Novelli dirigeant de deux PME, ancien de l’extrême droite, et libéral !!!

    Quelle tristesse que Marine Le Pen, se soit entourée de chevènementistes, à gauche, comme leur nom l’indique ! elle aurait pu sans son programme économique de gauche, qu’elle revendique en plus ! crever les plafonds électoraux… Belle occasion manquée, avec un président soit disant à droite, une gauche toujours marxiste, voire extrémiste. Même les électeurs de gauche, qui revendiquent la retraite à 60 ans, savent que c’est une hérésie purement arithmétique, mathématique, qui va s’effondrer tôt ou tard, mais ils se disent après moi le déluge.

    Peut-être est ce de la tactique ? ! car quel que soit le président élu, vu ce qui attend les français avec leurs têtes dans le sable, sur le plan financier, il va sauter bien haut, très rapidement avec une certitude pour son parti, de ne pas être réélu avant des décennies.

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  • LA VRAIE CRISE EST DEVANT NOUS 14 avril 2012 01:45

    Pendant ce temps la distribution des bonbons continue...

    Sarko promet 1 milliard pour la Corse

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  • LA VRAIE CRISE EST DEVANT NOUS 14 avril 2012 03:21

    L’€ n’a t’il pas été l’accélérateur des désastres ?
    Car auparavant les pays à tendance laxistes avaient un garde fou ou une sanction des marchés comme les dévaluations, ils avaient donc un cadre qui les obligeait à avoir un minimum de rigueur.
    Or avec l’€, ces garde fou ont sauté et ces pays sont partis dans le délire budgétaire. Ils considéraient que de toute façon l’€ couvrirait leurs turpitudes et que les européens paieraient.

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    • LA VRAIE CRISE EST DEVANT NOUS 14 avril 2012 15:31, par FREDELAS

      C’est un peu le problème de la poule et de l’oeuf, on ne sait lequel des deux a précédé l’autre.

      Ce qui est sûr est que l’euro, depuis sa création, est une MONNAIE FAIBLE, tandis que le franc français de 2001 était une MONNAIE FORTE. Pas difficile de le vérifier : il suffit de regarder les évolutions du prix de l’or depuis 1990. La dérive est d’un peu plus de 3 % l’an du franc par rapport à l’or entre 1990 et 2001, contre près de 7% l’an pour l’euro entre 2002 et aujourd’hui.

      Raison de plus pour défendre l’euro bec et ongles, car sa ruine nous précipiterait dans une crise économico-financière majeure dont on ne sortirait en aucun cas indemnes. Ce qui rend d’autant plus absurde le plan de MLP : on ne pourrait jamais bâtir un franc solide à partir d’un euro hyperfragile. Si on tient vraiment à en sortir, on est condamné à d’abord bien renforcer cette nouvelle monnaie qu’est l’euro. Imaginez, avec une dérive vraie de l’euro supérieure à 7% l’an, qu’on revienne au franc sur la base 1 franc=1 euro, tout le monde sait que le franc ainsi rétabli dériverait en quelques mois d’au moins 30 à 40% par rapport à l’euro et sans doute pire. Cette dérive se cumulerait avec la dérive naturelle de l’euro, c’est dire la catastrophe par rapport aux monnaies solides, disons le mark ressuscité par exemple : nous risquerions la division par au moins trois de notre franc par rapport au mark. La machine européenne subirait une embolie terrible.

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      • LA VRAIE CRISE EST DEVANT NOUS 15 avril 2012 06:41

        Tout faux, c’est le contraire.

        Je ne voudrais pas être méchant, mais dans un post plus haut je disais que le français moyen ne connaissait rien à la finance ! Certains ne sont pas plus intelligents que la moyenne, mais simplement c’est un peu ! Leur métier !! Avec un cursus qui les amènent ailleurs que derrière un guichet de banque ….donc ils disent peut être un peu moins de contrevérités, volontaires ou pas.

        Le franc a connu dix-sept dévaluations !!! Depuis 1913. Il a perdu 99.3% de sa valeur par rapport au dollar pour ne donner qu’un exemple. Comme monnaie forte, issu d’un pays fort, on fait mieux !!

        1914-1929 moins 79.7 %

        1929-1939 moins 58 %

        1939-1949 moins 89,7 %

        1949-1959 moins 29.1 %

        1959-1969 moins 11.1 %

        1981-1982-1983 moins 5.5 %

        Si vous êtes donc, dans la tranche d’âge des soixante ans, vous en avez connu au moins trois, et non des moindres, sans que les catastrophes que vous annoncez, (comme le fait l’UMPS, tous les journaleux de caniveaux, ceci dit au passage), ne se produisent, sans dégâts majeurs, donc tout est archi faux.

        Par contre l’Euro, est trop fort, en fait, c’est un mark déguisé, qui ne profite qu’aux pays fort, dont l’Allemagne.

        Marine Le Pen, n’a fait qu’une grosse erreur, mais elle est de taille grâce à ses conseillers chevènementistes ! bien que ce soit une simple question de dialectique.

        Au lieu d’annoncer qu’il fallait sortir de l’Euro, elle aurait été mieux inspirée, d’énoncer les faits :

        ‘’ L’euro, était une bonne idée de base, mais tel que (très mal) structuré, il ne pouvait absolument pas tenir, face à la première grande crise, surtout pas en y incluant des pays, aux fonctionnements d’état moyenâgeux et dispendieux. C’est un fait intangible, il ne peut que disparaitre à terme, malgré les ‘’ y-a-cas, faut-qu’on’’ et il faut donc se préparer, à son effondrement, car c’est inéluctable. Personne, n’a vu un bâtiment tenir, quand les fondations sont foireuses.’’

        Ce sont un peu les paroles de Dupont – Aigant, plus habile, mais encore trop à gauche pour un ex-UMP.

        D’ailleurs, dès le collège, nous avons appris, que l’on pouvait parler d’état, qu’à partir du moment où celui-ci : ‘’ battait monnaie’’.

        Nous ne sommes donc plus rien, sans aucune maitrise de notre monnaie, comme tous les autres européens, qui ont confiés le tout, à Goldman Sachs, via ses anciens cadres dirigeants, et des fonctionnaires, ce qui est loin d’être un compliment et un espoir.

        La monnaie, c’est le sang d’un pays, celle qui reflète sa bonne santé.

        Depuis Louis le quatorzième, nous sommes en déclin, nous dégringolons sans arrêt, tout en nous grattant le nombril …

        Pauvre France

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        • LA VRAIE CRISE EST DEVANT NOUS 16 avril 2012 15:13, par FREDELAS

          Je vais vous répondre sans m’énerver et sans me permettre d’émettre un avis sur vos capacités à comprendre la finance.

          Je maintiens ce que j’ai écrit et je vais vous le prouver.

          Donc je répète : en passant à l’euro, nous avons changé une monnaie forte contre une monnaie faible.

          Je connais parfaitement l’histoire du franc depuis 1914 (ainsi qu’avant, d’ailleurs) et donc, je sais fort bien quelle a été sa dérive. Cette dérive a été vertigineuse de 1918 à 1945, très rapide de 1945 à 1960, presque nulle de 1960 à 1972 (malgré la saignée de 1968 qui a fait s’enfuir des capitaux qui ne sont jamais revenus depuis), aussi rapide qu’en 1919-1939 entre 1973 et 1982, puis brutalement, très lente depuis 1983.

          Vos chiffres sont d’ailleurs globalement corrects sauf vers la fin. Vous aboutissez à une dérive de 1 à 100 par rapport au dollar de 1914 à nos jours, ce qui est à peu près exact. Comme le dollar a lui-même dérivé par rapport à l’or dans un rapport de 1 à 100, on obtient la dérive du franc par rapport à l’or depuis 1914 : cette dérive est de 1 à 10 000.

          Notez au passage que l’INSEE, lui, trouve une dérive depuis 1914 de 1 à 2200 et non de 1 à 10000.
          Ces deux estimations ne sont pas si éloignées que vous pourriez croire : de 1 à 2200, c’est une érosion monétaire MOYENNE de 8% l’an, tandis que de 1 à 10000, c’est une érosion MOYENNE de 9,6% l’an.

          La différence vient de ce que l’INSEE, pour des raisons politiques, ne place ni l’immobilier ni l’or dans le panier de biens réels dont on calcule l’évolution des prix.

          Quand on découpe le temps en tranches fines, on s’aperçoit que le franc depuis 1983 est devenu une monnaie forte, dont la dérive par rapport à l’or et l’immobilier a été très faible. C’est à juste titre que l’on a dit que Bérégovoy a mené une politique du franc fort. Depuis 1988 jusqu’à 2002, la dérive annuelle moyenne par rapport à l’or n’a même pas atteint 3,5% l

          En revanche, depuis 2002, la dérive annuelle moyenne de l’euro par rapport à l’or et à l’immobilier a été de l’ordre de 8 % l’an.
          Il est vrai que les salaires ont quand même été comprimés en France depuis 2002. Le SMIC, pour la première fois depuis Bretton Woods, a décroché de l’or (jusqu’à 2002, en moyenne, le SMIC français, alias SMIG avant 1969, a toujours valu entre 50 et 60 grammes d’or). Ce n’est donc pas à cause des salaires français que l’euro a dérivé ! c’est l’euro qui a dérivé tout seul, pour des raisons externes à la France.

          Donc je maintiens et je démontre : en passant à l’euro en 2002, nous avons troqué une monnaie forte pour une monnaie faible. (C’est d’ailleurs pourquoi, à titre personnel, j’ai voté conter ce passage à l’euro).

          Chacun peut constater combien j’ai raison : les prix se sont presque tous ENVOLES depuis le passage à l’euro, et cette envolée a été brutale.

          Je continue : comme l’euro est fragile, si nous en sortions maintenant, notre franc retrouvé serait divisé par 6,55957 puisqu’il est prévu de sortir à un franc pour un euro. Et on sait bien que nous dériverions automatiquement de 25 à 35% par rapport à l’euro. On dévaluerait par rapport à une monnaie faible, alors bonjour les dégâts ! l’essence à 3,5 francs le litre, voilà où nous irions ! et notre dette publique suivrait la même dérive, ce qui nous amènerait sans délai à la faillite incontrôlable. On est donc condamnés, par la faute de ceux qui nous ont imposé l’euro en 2002, à s’arrimer à l’euro tant qu’on n’aura pas réglé la question de noter dette.

          On entend beaucoup de raisonnements de matamores qui savent tout à l’occasion de cette présidentielle. Rendez-vous le 7 mai 2012, là les yeux s’ouvriront forcément et les réalités s’ imposeront ; On verra avec intérêt ce que feront les matamores d’aujourd’hui.

          Dernière remarque : on entend plein de bêtises sur l’origine de notre dette. Dupont-Aignant et Marine Le Pen prétendent que c’est parce que nous empruntons sur les marchés financiers. Quelle ânerie ! quand on regarde les vrais chiffres, on se rend compte qu’au contraire, les intérêts de notre dette ont beaucoup diminué depuis qu’on emprunte sur ces marchés. Avant, on empruntait à taux zéro à la Banque de France, mais au lieu des intérêts actuels, on payait le prix fort en détérioration de notre monnaie, qui se dévaluait à toute vitesse par rapport aux autres monnaies du monde et aux biens réels : c’était là un intérêt infiniment plus cher que l’actuel.

          C’est affreux d’entendre Dupont-Aignant qui en dit que des bêtises avec une autorité incroyable, convaincante hélas ! quel prétentieux dangereux !il ne connaît rien à ce dont il parle, il n’a rien étudié. Marine est plus excusable : elle s’est faite abuser par ces chevènementistes repentis que Mitterrand a virés à juste titre dans son second septennat, et en fait dès 1984.

          Un joli dessin court sur le web, où l’on voit Chevènement soulever le couvercle de son cercueil, qu’il est sur le point de refermer, et nous saluer de la main en nous disant : ’’A dans cinq ans !’’.

          Dessin on ne peut plus pertinent.....

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