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Une certaine idée de la France

Une certaine idée de la France

dimanche 13 mai 2012, par Canal ER

Une tribune libre de Jean Marc Desanti


"Toute ma vie, je me suis fait une certaine idée de la France. Le
sentiment me l’inspire aussi bien que la raison. Ce qu’il y a en moi
d’affectif imagine naturellement la France, telle la princesse des contes
ou la madone aux fresques des murs, comme vouée à une destinée éminente et exceptionnelle. La France n’est réellement elle-même qu’au premier rang : seules de vastes entreprises sont susceptibles de compenser les ferments de dispersion que son peuple porte en lui-même ; notre pays tel qu’il est, parmi les autres doit, sous peine de danger mortel, viser haut et se tenir droit. Bref, à mon sens, la France ne peut être la France
sans grandeur."

Charles de Gaulle, Mémoires de guerre, tome 1, Plon, 1954

Compagnons, camarades, citoyennes et citoyens, patriotes français,

Un État payant sa trahison par la corruption de ses élites a livré notre
Nation au mépris de son patrimoine, au capitalisme transnational qui
chaque jour détruit peu à peu le socle de notre république qui, au cours
des siècles, avait établi sur le sol de la patrie les conditions de la
solidarité et de l’égalité.

Cet État détruit aussi la nation par sa collaboration aux migrations,
volontairement incontrôlées, de peuples en détresse, provoquant une
véritable colonisation islamiste de nos villes et de nos villages, une
négation de notre droit, une destruction de notre identité.
L’islamisme se sert du capitalisme car par la destruction des frontières
et des identités, il peut s’imposer facilement et combler le vide
politique laissé par les fossoyeurs de la nation.
Le capitalisme se sert de l’islamisme pour nous terroriser et imposer son
objectif de gouvernance mondiale totalitaire dont le ressort unique est de nous réduire à l’espèce robotisée de machine à consommer.
de Gaulle gouvernait la France, Pompidou l’administrait, Giscard la
gérait, Mitterrand l’hypnotisait, Chirac l’endormait, Sarkozy la pillait
... Hollande s’apprête à la démanteler. Nous avons comme l’eurent
nos frères russes notre Eltsine ! Lorsque la tête manque de caractère et
de volonté, de conviction et de loyauté, le corps se laisse aller.
Nous ne croyons pas que la tête se confonde avec notre Nation. Tout au
plus se confond-t-elle avec une classe ! LES CHINOIS DISENT QUE LE POISSON
POURRIT PAR LA TETE. C’EST VRAI POUR LES PEUPLES COMME POUR LES POISSONS
 !!

Il existe aujourd’hui un complot - ou si l’on préfère un renoncement
- jusqu’aux échelons les plus élevés qui met en cause
l’indépendance même de notre patrie et de ses acquis tant moraux,
économiques que sociaux et qui permet de mettre à la tête de l’état non
plus des chefs mais des gouverneurs de province du grand empire
Euro-atlantique.

Nous ne sommes pas chauvins, nationalistes xénophobes ou nostalgiques frileux. Notre nation a été indispensable et est indispensable parce qu’elle est faite de tous les éléments qui composent l’Europe !

Elle est pyrénéenne, elle est atlantique , elle est nordique, elle est
orientale par la méditerranée et par ses marches de l’Est, elle tient
de l’immense Germanie . Ce sont tous ces apports et cette situation
géographique qui explique le génie particulier de la France. Notre pays
par son Histoire est hors du temps et c’est pour cela qu’on le
célèbre de Dublin à Dakar, de Montréal à Pékin et que les peuples y
retrouvent sa vocation universelle ! Nous devons le préserver car il est
le dernier rempart contre la menace mortelle de toute civilisation :
l’uniformité et sa traduction politique le mondialisme.

Le mondialisme ! Ce mot qui rime avec mercantilisme. Le mondialisme c’est la tour de Babel ! C’est la volonté de domination d’une idéologie qui
fabrique des chiens gras, heureux d’avoir leur collier avant d’être
jeter dans la fosse avec les loups maigres qui eux résistent et qu’on
abat sans aucune pitié !

La constitution de l’Europe et cet entêtement autour de l’euro est un
non-sens politique, économique et culturel. L’Histoire à montré que
toute monnaie plurinationale est vouée a exploser s’il y a des
déséquilibres dans les économies qui la partagent.

L’euro n’échappera pas à la règle car les différences culturelles
et économiques en Europe sont énormes. La révolution qui émerge en
Grèce, l’effondrement de l’Espagne, la prévisible débâcle italienne, la
fin du miracle britannique et la décadence de nos institutions ne sont que les premiers symptômes que certains refusent encore de percevoir comme une nouvelle « drôle de guerre ».

L’Europe de Bruxelles est « euphorique » car elle est droguée à la
dette. Sa dépendance ne fait qu’augmenter sa dose de drogue en créant encore plus de dettes ! Tout cet argent spéculatif et toxique a pour conséquence ultime la ruine des travailleurs, des « petites gens » et entraîne une crise sociale d’une importance sans précédent.
Ce sont les États-Unis qui ont planifié et souhaité la création de
l’euro, avec la complicité de la Communauté européenne, pour
« contaminer » l’Europe avec leur concept de mondialisation et de
profits maximum à court terme. Ils ont créé un endettement abyssal et
démantelé leur industrie. Les États européens ont servilement suivi la
manœuvre .

Avec 2200 milliards de dollars que la Chine détient en bons du Trésors
américains, chaque chinois possède une créance virtuelle de 15’000
dollars envers les États-Unis. Pour l’instant, il n’est pas dans
l’intérêt de la Chine de voir chuter la monnaie américaine ; elle
continuera donc à augmenter ses réserves en bons du Trésors, qu’elle
finira par utiliser pour acheter des pans entiers de l’industrie
américaine. Et elle fera vraisemblablement de même, dans la foulée, avec les pays occidentaux si ces derniers ne se protègent pas par un retour à leur souveraineté monétaire et territoriale, visant à la reconstruction d’un tissu industriel, seul gagnant d’une stabilité économique à long terme….

Voulons-nous de ce scénario ? Voulons-nous de ce mondialisme ?
Non ! Le projet français est l’exact contraire ! Il est UNIVERSEL !
Car l’universel, c’est ce qui est synonyme de perfectionnement et
d’avancée en tout temps et en tout lieu. La Renaissance c’est universel,
la Révolution française c’est universel, la Résistance c’est universel
 !
Parce que, répétons-le, la France résumé de l’Europe, ne doit pas se
dissoudre. C’est une querelle de très haut niveau. Elle n’est pas
médiocre. Et si nous considérons que nous pouvons nous trouver devant des adversaires, nous devons admettre qu’ils ne sont pas nos ennemis dans la mesure où nous ne reconnaîtrons jamais un citoyen comme un ennemi SAUF si c’est un traître, un prévaricateur, un liquidateur, un mercenaire de l’Empire.

Nous croyons à la fois en la Liberté et à l’autorité du peuple, à
l’ordre et au progrès, au mouvement et à la stabilité, à la Patrie et
à la Révolution !

Nous croyons à l’universalisme de la pensée pour réaliser l’union de
ce monde dans la diversité maintenue, nous croyons dans les Nations comme étant les formes les plus évoluées et les moins imparfaites des
communautés humaines.

Nous croyons enfin et surtout à la nécessité de la Résistance pour
lutter contre toutes les formes de désagrégation qui nous assaillent,
extérieures comme intérieures.
La Résistance n’est pas une vile réaction : elle est la restauration de
l’indépendance de la Nation dans le respect de ses constantes, une prise de conscience de notre communauté, de la liberté des citoyens, du droit imprescriptible à une justice équitable pour tous, à la sécurité
individuelle comme à la sécurité sociale.
C’est la seule conception véritablement révolutionnaire face aux
soumissions , aux compromissions, aux conformismes, aux abandons, aux lâchetés de notre temps !

Nous avons donc besoin d’abord et surtout du consensus national. La
véritable démocratie est le plus difficile des régimes , celui qui exige
le plus de vertu des citoyens. Rien de grand ne se fait sans le mouvement et l’assentiment du peuple. Aucune révolution n’est pensable sans le rétablissement de l’esprit de sacrifice pour quelque chose de plus grand que notre petit spécimen.

Patriotes français, l’Ancien régime et ses valets qui nous servent de
gouvernement ne peuvent tenir encore en place que par notre passivité
devant l’insolente dérive mafieuse mondialiste des copains et des
coquins.
Notre génération a donc le redoutable honneur de mener trois combats sur
trois fronts : L’insurrection, la Révolution et la guerre.
Insurrection face à un pouvoir inféodé aux puissances de l’argent.
Révolution contre le libéralisme marchand de droite ou de gauche.
Guerre contre le cheval de Troie islamiste.

Rappelons-nous Machiavel : « Celui qui établit une dictature et ne tue
pas Brutus, ou celui qui fonde une république et ne tue pas les fils de
Brutus, celui-là ne régnera que peu de temps ».

A l’heure où, en l’absence de toute force de l’ordre, des traîtres ont
pris d’assaut la Bastille le soir du 6 mai, l’une des place les plus
emblématiques de France, haut lieu traditionnel des discours au peuple,
s’en approprient les monuments, brandissent sur leurs sommets
l’étendard vert, marqué du croissant de l’islam, sous les acclamations
d’une foule d’où émergeaient des « Allah o Akbar » ; il est temps que
partout dans chaque région, chaque commune, chaque usine, sur chaque parcelle de notre terre naissent des Comités de Salut Public où tous les français, sans distinction de classe, d’ethnie, de religion ou
d’idéologie pourront s’organiser pour prendre en charge eux-mêmes la
destinée de la France.

Malheur à ceux qui nous volent en nous avilissant !

Compagnons, camarades, citoyennes et citoyens,
Vive la Résistance ! Vive la Commune insurrectionnelle !

Jean-Marc DESANTI



15 Messages de forum

Répondre à cet article

  • Une certaine idée de la France 14 mai 2012 02:22, par FREDELAS

    Réponse à M ; Desanti :

    1) dans un article aussi vibrant, on n’a pas le droit de se tromper dans les chiffres. Or si nous admettons que les chinois sont actuellement autour de 1300000000 (un milliard trois cents millions), chaque chinois possède non pas 15000 dollars mais 1692 dollars de dette américaine, ce qui n’est pas la même chose, il y a un facteur dix entre les deux. En effet, chacun peut vérifier que 1692 multiplié par 1 300 000 000 égale très sensiblement 2200 milliards. Je n’ai pas dit que ce n’est rien, mais je dis et démontre que c’est dix fois moins que ce qui est écrit dans le texte.

    2) de Gaulle s’est toujours fait une certaine idée de la France ; de Gaulle est un excellent écrivain (son ’’Fil de l’épée’’ est un chef-d’oeuvre de prose), et à ce titre il sait valoriser au maximum toutes ses actions et aussi ses non-actions.

    Mais regardons de près ce que la France était vraiment quand elle était ’’grande’’ au sens légendaire louangé par M. Desanti. Sans remonter aux cruelles réalités des rois maudits, prenons l’exemple de Napoléon Bonaparte, celui d’Austerlitz.

    Sous son règne, la France fut grande en effet, quelques années seulement. C’est tout de même nos amis héréditaires les anglais qui ont gagné la finale, hélas. Or la réalité de Bonaparte ternit passablement l’imaginaire suggéré par M. Desanti.

    Les preuves surabondent dans l’ ’’Histoire du Consulat et de l’Empire’’ d’Adolphe Thiers, seul historien vraiment scientifique de l’époque (avec peut-être, à côté, René Chateaubriand dans ses Mémoires d’Outre-Tombe).

    Adolphe Thiers consacre plus de 300 pages à l’expédition d’Egypte. Tout connaisseur averti de notre Histoire sait que Bonaparte fut expédié là-bas par les Directeurs qu’il commençait sérieusement à agacer, et qui, après avoir été sauvés par lui le 13 vendémiaire, se souciaient peu de partager le pouvoir avec ce parvenu fauché mais militaire talentueux donc encombrant.
    Bref, Barras et ses petits copains partouzeurs invétérés se débarrassèrent de Bonaparte en l’envoyant bien loin, en Egypte, avec un corps expéditionnaire assez fourni. La matière première humaine était alors ce qui manquait le moins en France, pays le plus peuplé d’Europe RUSSIE COMPRISE, et malgré les prélèvements opérés dans nos guéguerres à répétition, la démographie battait son plein. Donc les armées étaient la solution idéale, très supérieure aux ’’ordres’’, pour absorber le trop-plein. Napoléon donc, se fit détruire dans la rade d’Aboutir la moitié de notre flotte de guerre, que Louis XVI avait portée pour la première fois de notre histoire à un niveau supérieur à celui de la flotte anglaise. Ce qui le coinça dans cette Egypte. (N.B. l’autre moitié de notre superbe flotte attendait tranquillement son tour, qui devait advenir à Trafalgar)

    Pendant ce temps, à Paris, on n’avait plus besoin de Bonaparte. La guerre sur le Rhin était rondement menée sans lui, grâce à Lannes et à d’autres jeunes généraux audacieux et intelligents. Cette guerre contre l’Empire Germanique, de loin la plus importante de toutes, était en train d’être gagnée sans Napoléon.
    Bonaparte comprit que l’Egypte avait servi à le mettre sur la touche et, notre flotte détruite à Aboukir, revint en France quasi clandestinement, laissant quelque 30 000 soldats livrés à eux-mêmes pour conserver la colonie d’Egypte péniblement gagnée à Héliopolis après bien des déboires, des souffrances et de nombreuses vies de jeunes soldats sacrifiées dans les déserts et les épidémies

    Bonaparte, avant son lâchage (au début, lies soldats laissés là-bas l’accusaient de désertion), nomma le général Menou avec mission de conserver l’Egypte à la France. Menou avait succédé à Kléber, mort sous un poignard arabe au cours d’un audacieux attentat contre lui. Autant Kléber était réservé sur la pertinence de se charger de cette colonie alors qu’on laissait en friche nos possessions d’Amérique du Nord, autant Menou était un ’’coloniste’’ ardent (on disait alors ’’coloniste’’ et non ’’colonialiste’’). Bien que piètre militaire, il pris sa mission à coeur et c’est là que je voulais en venir, voilà ce qu’il fit :

    Il se débrouilla pour sécuriser le commerce et obtenir ainsi de quoi entretenir son armée de 26000 hommes. Nos soldats, livrés à eux-mêmes, sous cette administration Menou, protégèrent les caravanes et les artisans et commerçants de ce pays qui était alors riche. Nos soldats remplaçaient les mameluks, apprirent à utiliser les dromadaires au lieu de chevaux, et se fondirent rapidement dans les moeurs musulmanes locales.

    La prospérité revint rapidement, les impôts levés par Menou étant environ moitié moins que ceux antérieurement levés par les Turcs. Bientôt les caravanes revinrent en Egypte, plus nombreuses et plus pourvues que jamais auparavant. Nos soldats menèrent la vie des autochtones et y prirent goût. Ils vivaient avec des femmes du pays, soit achetées en Syrie, soit parce qu’elles s’offraient volontairement. Ils épousèrent rapidement les moeurs domestiques musulmanes et s’y adaptèrent à merveille ! (voir Thiers, oeuvre citée, tome 3).

    Mieux : le général Menou épousa une turque et SE CONVERTIT A L’ISLAMISME, ce qui lui valut quelques railleries dans la troupe...il se fit appeler désormais ADBALLAH MENOU. Bonaparte, qui l’apprit très vite, S’EN FOUTAIT ROYALEMENT. Quant à nos soldats, beaucoup s’enrichirent et trouvèrent des charmes nouveaux à l’institution locale des harems ! du coup, Bonaparte, critiqué au début, redevint populaire auprès de ces soldats ; je pourrais continuer longtemps, je renvoie à Thiers.

    Tout ça pour dire qu’il ne faut pas s’écouter parler et confondre l’Histoire avec l’Histoire Sainte. Or le texte de M. Desanti relève plus de l’Histoire Sainte que de l’Histoire.

    De Gaulle lui-même, cité en référence, a certes marqué l’Histoire de son nom, mais l’Histoire qu’il a marquée n’est pas de l’Histoire Sainte. Lui qui avait tenu bon l’étendard de la Résistance en 1940-45, a ramené nos drapeaux en Algérie. Et devant quoi ? devant le FLN, dont l’armée (ALN) n’a jamais compté plus de 50 000 enrôlés, contre 500 000 soldats français après l’envoi du contingent par le socialiste Guy Mollet, plus 400 000 supplétifs musulmans de diverses catégories qui se battaient à nos côtés, dont 200 000 harkis minimum ; Harkis que nous avons honteusement abandonnés à un sort ignoble après Evian.

    Et j’en viens à ma conclusion : le texte de M. Desanti a le mérite de mettre le doigt sur la plaie. Mais lui-même, au lieu de la soulager, y met du sel !

    la plaie, c’est justement cette manie de la grandeur, des légendes qui ne tiennent pas debout quand on y regarde de près. Ce n’est pas vrai que ces légendes sont la vraie histoire et font la vraie histoire. Une nation qui ne reposerait que sur des icônes sacralisées serait une maison sans gros oeuvre et sans charpente !

    Ce qui fait une nation, c’est une langue vivante, des artistes, des artisans, des commerçants, des savants, des inventeurs, des entrepreneurs, des grands scientifiques, des financiers de génie, une justice solide et non corrompue, ni vérolée d’idéologies, des voies de communication sûres et commodes, une population saine et la plus riche possible, une économie en expansion, du travail partout, le tout à l’abri de forces armées conçues non pas comme des occasions de gloire mais comme un outil efficace contre tous les dangers et toutes les agressions, une armée où le souci principal est de remplir sa mission en ménageant au maximum les vies des soldats et non pas en mourant connement pour la gloire comme ces pauvres Saint-cyriens, en 1940, qui se sont faits volontairement tirer comme des lapins un à un , en grand uniforme, par les soldats bien entraînés de la Wehrmacht.

    Le culte de la légende et de la gloire commence à Austerlitz mais finit à Trafalgar et Waterloo, voilà ce que les adorateurs des légendes dorées de la France en images d’Epinal n’ont pas encore compris. Ils affectent de mépriser l’économie, c’est de Gaulle, toujours lui, qui a dit ’’l’intendance suivra’’. Mais ce mépris débouche sur quoi ? sur ceci : quand Edouard Herriot, nouvellement promu chef de notre gouvernement suite à la victoire électorale du Cartel des Gauches en 1924, prit ses fonctions, son tout premier acte fut un voyage aux USA. Un folklore bien franchouillard fut médiatisé, à coup de gros articles de presse : Herriot reconnut comme par hasard un boulanger français à New-York,, et cent autres sottises pareilles. Mais Herriot n’était pas allé là-bas pour ça : ce qu’on cachait aux français, c’est qu’il était allé là-bas mendier, toute honte bue, lui le chef des gauches anticapitaliste sur les tréteaux de ses congrès de parti, mendier, donc, un énorme emprunt auprès de la banque Morgan, car nos finances étaient en détresse pire qu’aujourd’hui. Le négociations furent âpres, car nos amis héréditaires yankees voulaient bien nous prêter, mais à une condition : qu’on réduise nos armées de terre et surtout, notre marine de guerre, qui faisait de l’ombre à la perfide Albion. Herriot, fin renard, s’en tira tant bien que mal, mais de nos jours encore, on ne sait pas exactement à quel prix.....en tout cas, il eut son emprunt !

    Je vous raconterai sous peu, je l’ai promis à Canal ER, ce qui se cachait, en notre ’’grande’’ France, derrière la crise débutée en 1967 et qui explosa en supernova en 1973. Cela aussi fut caché au bon peuple.

    Si on respectait un peu plus le peuple en lui disant la vérité sur le moment au lieu de l’endormir de rêves de légendes dorées, on aurait sans doute évité la terrible crise de l’énergie qui nous a frappés de plein fouet en novembre 1973 et dont les ondes de choc n’en finissent pas de nous démolir aujourd’hui encore.

    Désolé, cher M. Desanti, de ma réponse en forme de de douche froide. Cette rudesse ne s’adresse nullement à votre personne.

    FREDELAS

    P.S.

    je reproduirai dès que possible un autre texte, de Louis Rougier, qui chante la vraie grandeur non pas d’une nation mais d’un peuple. Chacun ici appréciera la différence avec le texte de de Gaulle, chacun choisira entre les deux.

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  • Une certaine idée de la France 14 mai 2012 04:10

    Je vous prie de m’excuser, je ne fais que passer, je repars de suite, je croyais être sur un site de droite !!!

    Répondre à ce message

    • Une certaine idée de la France 14 mai 2012 05:11

      Le gaullisme pur et dur et la droite, ça fait deux.

      Ici, on ne diabolise pas les victimes des loupés du grand homme. La rue d’Isly, vous connaissez ?

      FREDELAS

      Répondre à ce message

      • Une certaine idée de la France 14 mai 2012 05:43, par Monsieur-Glandu

        @Fredelas :

        En toute sincérité ; votre prose et votre culture sont admirables !

        Je le reconnais humblement, j’ai trouvé mon maître :)

        Mon idée de la France se moque des chiffres ; elle se veut simpliste :

        Déjà ; être Français est totalement incompatible avec les prénoms à connotation... Douteuse, dirais-je pour faire politiquement correct...

        Etre Français, c’est aussi (à mes yeux) être né en France (et pas en "outre merde") de parents né en France (pas d’"outre merde"). C’est la condition minimale. l’autre condition ; tout aussi importante est d’être Blanc. Je ne puis tolérer que quelque africain en mal de reconnaissance puisse avoir le droit de brandir la nationalité Française. Trop facile !

        Etre Français, c’est aussi adhérer (là encore, ça n’est qu’un avis personnel) à des valeurs judéo-chrétiennes. Bien qu’athée, j’attache paradoxalement une grande importance à ces valeurs.

        Etre Français, ça n’est pas gueuler comme un veau aller l’OM ou aller un autre. la France n’est pas, ne doit pas être/devenir un pays multiculturaliste ; pluriethnique.

        je pourrais encore en rajouter à foison ; mais voilà ce que devrait être (pour moi)notre pays.

        Mille excuses pour les éventuelles fautes, mais, mes mirettes prennent chaque jour un peu plus un coup de vieux :)

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        • Une certaine idée de la France 14 mai 2012 08:48, par Lochaberaxe

          Je veux bien partager quelques idées communes, mais le coté "universaliste" et "révolutionnaire" ça me donne l’impression d’écouter un fervent adepte de la démocratie qui porterait fièrement un Tshirt du Che...alors ça ne passe pas !

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          • Une certaine idée de la France 14 mai 2012 12:08, par Serge Perez

            Il est taquin Monsieur FREDELAS
            Tout d’abord concernant la dette, moi je n’y voyais qu’une erreur de frappe ... Mais cela permet d’assister à un cours un peu appuyé mais un cours. Passons ce point de détail ( comme diraient certains ) et suivons le reste ... Paroles et paroles en commentaire du grand Adolphe Thiers. Bon et après ?
            FREDELAS cherche la vérité en Histoire ! C’est une plaisanterie ! Il y a des histoires de l’Histoire ou Thiers se dispute à Michelet ou Dumézil, Gallo, Guillemin etc ... J’ai trouvé le texte de DESANTI de très haute tenue, il est vrai un peu troisième voie national-bolchevique ! Mais à la vue concrète de l’état de ce pays je ne bouderai pas avec lui ni Chavez, ni le Sous-commandant Marcos. C’est un texte de guerre et nous y sommes.C’est tout.

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            • Une certaine idée de la France 14 mai 2012 23:38

              Un texte de guerre soit, mais doit-il pour autant se parer des vieilles antiennes marxistes ? N’y a t-il pas d’autres références possibles et pourquoi ces anciens ou ex-gauchistes ne peuvent-ils pas tirer un trait sur leurs anciennes références ?
              Ceci me rappelle trop avec quelle bienveillance les intellectuels et les médias français ont traité les vietcongs et les khmers rouges.
              Ce dont avons besoin n’est pas d’une révolution, mais d’une évolution.

              Répondre à ce message

        • Une certaine idée de la France 17 décembre 2012 16:52, par sisco

          etr francais c est aimer la france et les francais. si il on si il suffisait d etre blanc on s en serait apercu.

          Répondre à ce message

  • Une certaine idée de la France 15 mai 2012 08:14, par Canal ER

    L’intitulé c’est tribune libre...

    Tout le monde gueule sur la censure, nous nous ouvrons et les gens sont pas contents, faudrait savoir...

    Lui a eu le courage de nous proposer un texte, peut être que beaucoup l’ignorent mais ER est un site pestiféré que beaucoup aimeraient voir disparaitre y compris à droite ...

    Alors on ne sera peut être pas d’accord à 100% avec ce qu’il écrit, mais fondamentalement il est de notre côté.
    Et nous sommes là aussi pour permettre le débat.

    Sous l’occupation on ne se posait pas trop la question de savoir qui était quoi, l’essentiel c’est rassembler contre l’ennemi commun.

    Répondre à ce message

    • Une certaine idée de la France 15 mai 2012 09:45

      Euh oui les gars , on aime tous la France ici et on est tous tristes de voir ce qu’elle devient , ne nous mettons pas sur la g... , svp !
      Vive Euro-reconquista , vive la France !

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    • Une certaine idée de la France 15 mai 2012 23:17

      Menou était une burne. Un incapable qui a dilapidé l’héritage de Kléber. Les Anglais et les Turcs avaient parfaitement compris qu’ils leurs seraient difficiles de reprendre l’Egypte avec un général comme Kléber à la tête de l’armée. Surtout après sa victoire incroyable d’Héliopolis. C’est pourquoi ils le firent assassiner. Après, sous les ordres de Menou, l’anarchie et l’incompétence furent malheureusement le lot de l’administration française dans ce pays et cela se termina par la capitulation honteuse de Menou.

      Répondre à ce message

      • Une certaine idée de la France 16 mai 2012 00:40, par FREDELAS

        Ca fait plaisir des lecteurs qui connaissent un peu d’Histoire de France !

        Avouez tout de même que Abdallah Menou, ça a une autre gueule que Menou tout court !

        Allez savoir combien les soldats de Napoléon laissés en Egypte, une fois séduits par les moeurs polygames locales, ont laissé de descendants de français bas ......En regardant bien, c’est vrai que parmi bien d’autres cas similaires, Dalida, ainsi qu’un prestigieux ex-président du Conseil de la Quatrième république, qui nous venaient d’Egypte...si on ne l’avait pas su, on n’aurait pas deviné du premier coup ! alors peut-être que tout s’explique !

        FREDELAS

        Répondre à ce message

      • Une certaine idée de la France 16 mai 2012 01:03, par FREDELAS

        Bonaparte savait très bien que Menou était loin d’être un aigle en tant que militaire. Mais après l’assassinat de Kléber, il n’avait pas d’autre choix sur place. Il aurait fallu nommer là-bas un nouveau général en chef venu de France, où les talents ne manquaient pas. Mais notre situation en Méditerranée, suite au désastre d’Aboutir, était si dégradée, avec les anglais qui surveillaient partout et avaient des bateaux prêts à combattre placés aux postes clé, qu’un général venu de France aurait eu de grandes chances de finir prisonnier des anglais. Bonaparte s’abstint donc de nommer un général venu de France. Il redoutait tellement la marine anglaise qu’il renonça même à envoyer en Egypte un général ’’incognito’’ avec, séparément, par d’autres voies maritimes, un courrier d’accréditation de son nouveau poste à ce général, qu’il aurait trouvé sur place en Egypte une fois arrivé là. Il pensait à juste titre que ce courrier séparé aurait pu être intercepté par les anglais, qui se seraient fait un plaisir de le retenir, de sorte que le pauvre général incognito, une fois arrivé sur place, n’aurait jamais pu démontrer qu’il était accrédité par le Premier Consul. Bonaparte allait jusqu’à penser que dans un tel cas, les anglais auraient, pour le faire prisonnier, attendu l’arrivée du général ’’incognito’’ à proximité du Kaire (orthographe de l’époque ; les anglais ne pouvaient pas entrer au Kaire, gardée par les soldats français, mais ils en surveillaient la voie d’entrée principale, par mer, grâce à leurs bateaux. Rappelons qu’à l’époque le canal de Suez n’existait pas).

        FREDELAS

        Répondre à ce message

    • Une certaine idée de la France 15 mai 2012 23:28

      Donc si j’ai bien compris sous prétexte d’ouverture on devrait oublier notre sens critique ?
      Et renoncer à nos propres idées ?
      Très encourageant pour ceux qui supportent ER depuis des années j’imagine...

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