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LA DEMOCRATIE FRANCAISE : LA VERITE

LA DEMOCRATIE FRANCAISE : LA VERITE

jeudi 14 juin 2012, par Fredelas

Elections une explication de Frédélas :

Les chiffres sont souvent trompeurs. A l’inverse, ils sont encore plus souvent cruels, quand ils parlent d’eux-mêmes d’une façon criante et incontestable.

Une précision s’impose d’emblée : les abstentionnistes et les non-inscrits sont des gens comme vous et moi, qui ne font jamais aucun bruit en période électorale puisque pour des raisons variées, ils refusent le vote.


Ils se recrutent dans tous les milieux, tous les âges et toutes les classes sociales. D’autre part, leur attitude n’est pas immuable : tel abstentionniste invétéré depuis vingt ans peut soudain décider d’aller voter s’il estime que l’heure est grave. Cela s’est vu en 1968, aux élections de juin qui avaient abouti à une chambre introuvable jamais vue en France. Inversement, tel autre ou telle autre ayant voté à toutes les élections peut décider soudain qu’il y en a marre et ne plus jamais aller voter, par dégoût ou pour toute autre raison. Cela s’est beaucoup vu avec les déçus du mitterrandisme, après que les grosses affaires, bien connues, de corruption socialiste des années 1989-1993 aient déferlé sur la gauche : beaucoup de gens écoeurés, pourtant pas à droite, en ont conclu qu’ils n’iraient jamais vu voter et on en a même vu aller se désinscrire des listes électorales. Bref, ces français sont des gens comme les autres et tout aussi représentatifs de notre peuple que ceux qui vont voter.

Je ne ferai aucun commentaire sur les chiffres qui suivent, tellement ils en disent long. Chacun de nos lecteurs va pouvoir juger de la légitimité des élus à nous commander et à nous imposer leurs vues philosophiques ou politiques en prétendant que c’est nous qui l’avons voulu ainsi. Le moins qu’on puisse dire c’est qu’ils sont gonflés !

Pour rendre l’exposé plus clair, les chiffres qui suivent sont arrondis.

Ensemble des français inscrits sur les listes électorales : 45 millions.

Ensemble (dont personne ne parle jamais) des français en âge de voter mais non inscrits sur les listes électorales : environ 7,7 millions.

Ensemble des français en âge de voter et éligibles au droit de voter : 45+7,7=52,7 millions.

ELECTIONS LEGISLATIVES 2012, PREMIER TOUR

Abstentions : 43% des inscrits, soit 19,3 millions de personnes.

Blancs ou nuls : 0,93% des inscrits, soit 420 000 personnes.

Abstentions+blancs et nuls : environ 44% des inscrits, soit 19,7 millions de personnes.

Abstentions+blancs et nuls+non-inscrits : 27,4 millions de personnes, soit 52% des personnes en âge et en droit potentiel de voter.

Exprimés : 25 700 000 de personnes, soit 48,7% des français en âge de voter.

Score UMP+DVD+NVC=35% des exprimés, soit environ 8 990 000 personnes, soit 17 % des français en âge et droit potentiel de voter.

Score PS+PRG+DVG=35% des exprimés, soit environ 8 990 000 personnes, soit 17 % des français en âge et en droit potentiel de voter.

Score FN=13,6% des exprimés, soit environ 3 500 000 personnes, soit 6,6% des français en âge et en droit potentiel de voter.

Score Front de gauche=6,9% des exprimés, soit environ 1 770 000 personnes, soit 3,36% des français en âge et en droit potentiel de voter.

Score EELV=5,4% des exprimés, soit environ 1 390 000 personnes, soit 2,63% des français en âge et en droit potentiel de voter.

Score extrême gauche=1% des exprimés, soit environ 257 000 personnes, soit 0,49% des français en âge et en droit potentiel de voter.

Nombre d’électeurs nécessaires pour obtenir un député PS-DVG-PRG (à supposer qu’il y en ait entre 280 et 320) : entre 28000 et 32000.

Nombre d’électeurs nécessaires pour obtenir un député UMP-DVD-NVC (à supposer qu’il y en ait entre 220 et 265) : entre 34 000 et 41 000.

Nombre d’électeurs nécessaires pour obtenir un député EELV (à supposer qu’il y en ait entre 15 et 20) : entre 69 000 et 93 000

Nombre d’électeurs nécessaires pour obtenir un député Front de Gauche (à supposer qu’il y en ait entre 12 et 16) : entre 110 000 et 148 000.

Nombre d’électeurs nécessaires pour obtenir un député FN (à supposer qu’il y en ait entre 1 et 4) : entre 875 000 et 3 500 000

Il faut donc en moyenne ENTRE VINGT SEPT FOIS PLUS ET CENT VINGT CINQ FOIS PLUS d’électeurs pour obtenir un député FN que pour obtenir un député PS-DVG-PRG.

Le parti PS-DVG-PRG va gouverner le pays en possédant la totalité des pouvoirs. Or, d’après ce qui précède, concrètement, si on prend cent personnes adultes en âge et en droit potentiel de voter dans la rue, il y en a entre quatre-vingt trois et quatre-vingt quatre qui n’ont pas voté pour ce parti. C’est pourquoi tout le monde ou presque s’étonne de ne rencontrer que très rarement, dans son entourage, des personnes ayant voté pour ce parti dominant. La probabilité qu’une personne prise au hasard dans l’ensemble des adultes responsables n’ait pas voté pour ce parti dominant est 83,3/100.

POUR COMPARAISON :

Le plébiscite qui avait confirmé les pouvoirs de l’empereur Napoléon III portait sur un corps électoral duquel les femmes étaient exclues et qui comprenait donc environ 15 millions d’électeurs potentiels avait donné 8 000 000 de voix au prince-président. Ce plébiscite avait donc accordé à Napoléon III PLUS DE 50% DES VOIX DES ELECTEURS POTENTIELS.

Le seul président de la Cinquième République ayant réuni sur son nom plus de 50% des inscrits a été de Gaulle, en une seul et unique circonstance : le référendum du 30 septembre 1958. En plus de 4,5 millions de non-inscrits, il y eut moins de 20% d’abstentions et nuls et la constitution de la Cinquième fut approuvée à 79% des suffrages exprimés, ce qui donnait environ en faveur de cette constitution 55% des français en âge et en droit potentiel de voter. Un score très semblable à celui réalisé à deux reprises par Napoléon III.

Dans toutes les élections, présidentielles ou législatives, qui ont suivi sous la Cinquième République, à une seule exception près, jamais le vote proclamé n’a été obtenu avec au moins 50% des français en âge et droit potentiel de voter. a seule et unique exception est l’élection de Chirac en 2002 : il a réuni sur son nom environ 56% des français en âge et droit potentiel de voter, un score quasiment identique à celui de de Gaulle le 30 septembre 1958.

Exemples : François Hollande vient d’être élu par 19 000 000 de français, ce qui représente 36% des français en âge et droit potentiel de voter.
En 2007, Nicolas Sarkozy avait été élu par environ 44% des français en âge et droit potentiel de voter.
En 1965, de Gaulle, élu contre Mitterrand par 55/45, avait réuni sur son nom sensiblement moins de 40% des français en âge et droit potentiel de voter.
Et ne parlons pas de Pompidou, qui n’avait réuni sur son nom en 1969 qu’un tiers des inscrits (ce qui l’avait fait surnommer ’’Monsieur Tiers’’ par les cocos), c’est-à-dire par moins de 30% des français en âge et droit potentiel de voter.
Giscard et Mitterrand ont réuni sur leur nom, pour leur élection à la présidence respectivement en 1974 et 1981, environ 37% des français en âge et droit potentiel de voter. Chirac 1995 a fait légèrement mieux.

LA PROPORTIONNELLE INTEGRALE

Le seul système d’élections législatives juste est la proportionnelle intégrale avec système de répartition au plus fort reste des voix inutilisées. Si on veut conserver à ce type d’élection un caractère local, il suffit de l’appliquer par départements. C’est ce qu’on appelle ’’ la proportionnelle départementale’’. Nous ne parlerons que de ce système-là. Mitterrand disait----en quoi il avait raison---- que la proportionnelle départementale est le système électoral législatif le plus juste. Notons que ce système électoral est A UN SEUL TOUR, ce qui élimine d’office toutes les magouilles d’alliances pourries qui caractérisent nos actuels seconds tours (cf. les scandaleuses pressions de la Aubry pour essayer de sauver la soldat Ségolène).

Le système du plus fort reste fonctionne comme suit : supposons trois listes de candidats A,B,C. Soit E le nombre de suffrages exprimés ; par exemple, supposons que E=1 200 000. Supposons qu’il y ait soixante sièges à pourvoir. Cela fait 1 200 000 divisé par 60 égale 20 000 électeurs par siège. Supposons qu’à une élection, A recueille 552000, B recueille 378000 et C recueille 270000. On a :

552 000 divisé par 20 000=27,6

378 000 divisé par 20 000=18,9

270 000 divisé par 20 000=13,5

Ces nombres ’’ne tombent pas juste’’, i.e. ne sont pas entiers ; mais on ne peut pas couper un siège en morceaux !

On attribue alors 27 sièges à A, 18 sièges à B et 13 sièges à C. Ce qui fait 58 sièges. Restent deux sièges à attribuer. Quand on retire 27 à 27,6, il reste 0,6, qui correspondent à 0,6 multiplié par 20 000=12000 voix perdues par A une fois servi de ses 27 sièges. De même le reste de B est 0,9 siège, correspondant à 18000 voix perdues, et le reste de C est 0,5, correspondant à 10 000 voix perdues.

Les nombres fractionnaires 0,9, 0,6 et 0,5 sont les trois ’’restes’’. Le plus fort reste est évidemment 0,9, celui de la liste B. On attribue donc un siège de plus à la liste B. Le reste le plus fort après celui de B est 0,6, celui de A. On peut donc encore attribuer un siège de plus à A. Les deux sièges encore inutilisés étant maintenant distribués, tous les 60 sièges sont pourvus, donc il n’y en a plus à donner à la liste C, qui perdra donc ses 10 000 voix inutilisées.

Comme on le voit, chaque liste se voit attribuer, avec ce système, au plus un siège supplémentaire. On remarque un effet intéressant de ce système : c’est la liste B qui emporte la priorité pour les sièges supplémentaires, bien que ce soit A qui ait gagné l’élection. Autrement dit, le système du plus fort reste favorise les listes qui ont perdu l’élection.

Généralement, (cela dépend des scrutins), on affine la proportionnelle en décrétant un plancher de voix au-dessous duquel aucun siège ne sera attribué à la liste (’’élimination des listes fantaisistes’’). Ce plancher varie entre 1% et 5% selon ce que décident les parlementaires.

Voyons maintenant ce qu’aurait donné l’élection législative du 10 juin dernier si elle avait eu lieu à la proportionnelle nationale (pour simplifier. A la départementale ça n’aurait rien changé d’essentiel). Admettons que le plancher de représentativité aurait été de 2% des électeurs exprimés (c’est-à-dire, ce coup-ci, à peine plus de 1% des inscrits).

Auraient eu des élus les blocs PS-PRG-DVG et UMP-DVD-NVC, le FN, le Front de Gauche, EELV et le modem. Pour simplifier, je néglige la correction par le plus fort reste, qui ne modifie rien sauf à la marge.

On aurait eu 44540 voix par siège.

Les deux blocs principaux auraient obtenu le même nombre de sièges, soit 201 députés chacun.

Le FN aurait obtenu 78 députés.

Le Front de Gauche aurait obtenu 40 députés.

Le groupe EELV aurait obtenu 31 députés.

Le Modem aurait obtenu 13 députés.

Aucun parti n’aurait eu la majorité à lui seul. La bipolarisation n’aurait été que peu affectée, puisque 402 députés sur 577 auraient été réunis par les deux blocs principaux.

Des alliances auraient donc été nécessaires pour faire voter quoi que ce soit.
On constate qu’il y aurait eu deux alliances logiques : le groupe UMP-etc plus le FN, et le groupe PS etc plus le Front de gauche plus le groupe EELV. Le Modem aurait pu parfois jouer les arbitres. Les deux groupes logiques auraient pu parfois laisser place à d’autres regroupements, sur certains sujets spécifiques. Le FN aurait pu faire prendre en compte les plus légitimes de ses professions de foi, mais n’aurait jamais rien pu imposer à lui seul !

On le comprend, la chambre ci-dessus aurait été infiniment plus représentative du peuple de France et le fonctionnement du gouvernement aurait été infiniment moins brutal. Les élus seraient bien plus au service de leurs électeurs qu’en train de les violenter comme ils en ont l’habitude. Rien ne pourrait être voté contre la majorité des électeurs. Des aberrations comme la totalité des pouvoirs à 17% des français en âge et droit potentiel de voter, ce que nous voyons en ce moment, seraient tout à fait impossibles. La guerre franco-française s’arrêterait d’elle-même et les seules batailles seraient les batailles parlementaires, au lieu d’être ces insupportables affrontements idéologiques jusque dans la rue, avec menaces de lutte des classes, qui caractérisent notre actuelle situation. Pour gagner à la chambre des députés, il faudrait réellement mériter un consensus général et se montrer le meilleur, au lieu qu’actuellement il faut être le meilleur démagogue.

La conclusion, chaque lecteur la tirera lui-même.



8 Messages de forum

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  • La proportionnelle integrale ferait revenir la France a la 3eme et 4eme republique.
    Un pays ingouvernable avec des alliances de partis aussitot defaites et l’impossibilite de faire des lois faute de majorite,les gouvernements qui tombent apres de votes de defiance de l’assemblee apres quelques semaines etc...
    Le systeme actuel est injuste car il ne permet qu’a 2 forces de triompher en excluant la 3eme force FN importante.

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    • LA DEMOCRATIE FRANCAISE : LA VERITE 15 juin 2012 00:29, par FREDELAS

      Non, pas ingouvernable !

      Par un lavage de cerveau invisible, on s’imagine que ne pas faire voter des lois à tirelarigot selon le bon vouloir des princes momentanément au pouvoir, c’est faire preuve qu’on est ingouvernable. Il n’en est rien ! on n’a pas besoin de changer les lois en permanence ! quand les lois changent tout le temps, il n’y a plus de lois !
      La proportionnelle intégrale rend difficile l’adoption de lois nouvelles précisément parce que cette adoption nécessite obligatoirement l’adhésion d’une véritable majorité de citoyens. Ce qui freine la frénésie législative des gouvernants. Voilà pourquoi les lois ainsi adoptées sont respectables et respectées.

      Contrairement à ce que vous écrivez, la Quatrième République a été un excellent régime, qui a fait beaucoup. C’est elle qui a relevé la France de ses ruines des deux guerres mondiales. C’est elle qui a remarquablement équipé le pays en infrastructures de production électrique et de transports, notamment SNCF. C’est elle qui a jeté les bases de la force de frappe française (sous Guy Mollet). Elle a créé les IPES, une des meilleures initiatives d’après-guerre. C’est elle qui a découvert et exploité les pétroles du Sahara, et c’est de Gaulle qui a bradé cette richesse. Dois-je rappeler que la Quatrième n’a pas bradé l’Algérie aux assassins du FLN mais qu’elle a arraisonné l’avion de Ben Bella et consorts ?

      En plus elle nous a préservés du communisme, car ces derniers, avec 20 à 25% d’électeurs, n’ont jamais pu arriver au pouvoir, précisément grâce à la proportionnelle intégrale. Avec le système majoritaire actuel et avec la composition sociologique des opinions de l’époque, nous serions devenus une démocratie populaire ! la preuve, aujourd’hui le parti au pouvoir va gouverner la France avec 17% des français adultes et responsables, alors qu’aurait-ce été avec 25% d’électeurs cocos plus autant de socialistes et apparentés ? on en frémit rétrospectivement.

      En Algérie, la Quatrième n’a rien bradé, au contraire, elle a construit la ligne Morice, elle a assumé la bataille d’Alger avec Massu.

      Ce système majoritaire à deux tours est une catastrophe qui jette dans la rue, faute de mieux, ceux qui ne parviennent plus à être représentés au pouvoir. Ce système conduit à des pouvoirs arbitraires, arrogants et finalement dictatoriaux. On n’a nul besoin de changer tout le temps les lois !

      Voyez la Suisse, dans ce pays, il est impossible de changer les lois contre la volonté majoritaire DU PEUPLE. Il y a exactement sept ministres, tous NON REMUNERES (ou ils ont des rentes, ou ils continuent à exercer leur profession). Le Pdt de la République vient à pied à son travail. Il ne s’y vote qu’une quinzaine de nouvelles lois par an. C’est ainsi qu’ils ont construit l’un des plus puissants empires financiers de la planète et qu’ils jouissent, de loin, du meilleur niveau de vie européen. Et qu’ils n’ont eu à soutenir aucune guerre depuis Napoléon Bonaparte (qui n’a pas osé porter la guerre chez eux). Et qu’ils ont une armée de l’air à décourager n’importe qui (avec armement nucléaire sophistiqué mais chut, il ne faut pas le dire). Et qu’ils ont un taux pharamineux d’abris anti-atomiques, capables de protéger la quasi-tiotalité de la population. Et que la totalité des hommes du pays a son barda militaire chez lui, de sorte qu’en cas de danger, plus de trois millions d’hommes superbement armés sont mobilisables en un clin d’oeil : Hitler ne s’y est pas triomphé et s’est bien gardé de s’y frotter, lui qui avait subjugué tout le reste de l’Europe !
      Et pour finit, c’est ainsi que la Suisse concentre sur son territoire le plus gros taux de scientifiques de très haut niveau de toute l’Europe.

      Alors il faut arrêter d’agiter le spectre de l’ingouvernabilité, notre système majoritaire à deux tours est devenu le contraire de la démocratie.

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      • P.S.

        j’oubliais : c’est la Quatrième République qui a signé le Traité de Rome (en 1957).

        Et en cas de blocage, il existe tout un arsenal de techniques qui permettent de trancher, y compris trancher dans l’urgence :

        1) Une fois obtenue la confiance, il y a possibilité, si l’urgence le commande, de gouverner pendant un temps par décrets-lois, après avoir obtenu l’autorisation de le faire par l’Assemblée Nationale. Cette dernière n’est pas analphabète et accorde l’autorisation si les intérêts vitaux du pays le commandent. Sous la Quatrième et sous la Troisième, nos dirigeants ne s’en sont pas privés !

        2) Il y a le recours au référendum, pour trancher en cas de blocage. On peut donner au pdt de la république, moyennant de solides garanties, le droit d’organiser un référendum chaque fois que la situation le justifie.

        3) Il y a le référendum d’initiative populaire, qu’il faut à mon avis instaurer en France. Pour éviter les abus, on peut fixer le nombre de signatures nécessaires à 1000000 ou 1500000.

        4) Il y a l’article 16, qu’il faut ou conserver tel quel ou avec des aménagements mineurs. Il donnera pouvoir au pdt de la république de prendre des initiatives fortes nécessitées par l’urgence et les menaces sur les intérêts vitaux de la nation.

        5) Il y a la technique du vote bloqué.

        6) Il y a le pouvoir de dissolution de l’assemblée nationale, pouvoir qu’il faut laisser au pdt de la république.

        Tout cet arsenal est suffisamment dissuasif pour que l’Assemblée nationale ne se comporte pas de façon irresponsable en obstruant systématiquement. Dissuasif, car les députés y réfléchiront àç deux fois avant de retourner trop vite devant les électeurs.

        FREDELAS

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      • Question aviation en Suisse, il y a de gros soupçons de magouilles.

        ils ont pris le Grippen suèdois qui est une merde totale plutôt que le Rafale

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  • La conclusion ?
    Vive le Roi !

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  • Tout système électoral a les défauts de ses qualités, comme tt système tout dépend de l’usage fait.
    Il est clair que la 5ème a été batie sur une monarchie présidentielle, les gaullistes s’imaginant rester au pouvoir éternellement.

    La proportionnelle en 86 sous Mitterrand n’avait pas empêcher la droite d’avoir la majorité.

    Déjà en France il y aurait le même système électoral pour toutes les élections !

    Les cantonales, les municipales, les régionales, les européennes tout est diffèrent et ça change en fonction des intérêts ponctuels du con qui est au pouvoir.

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  • LA DEMOCRATIE FRANCAISE : LA VERITE 16 juin 2012 07:17, par Plumeauvent

    Le mot "démocratie" est utilisé à toutes les sauces, or aujourd’hui il apparaît clairement que notre système est une OLIGARCHIE, le pouvoir étant détenu par deux courants politiques, l’UMP et le PS, qui ont beaucoup de points communs à telle enseigne qu’il devient courant de les désigner par UMPS. Leurs représentants festoient chaque mois au cours d’un Dîner du Siècle auquel participent les représentants des médias et des groupes financiers. Les raisons de l’organisation d’un tel DÎNER... méritent une étude approfondie. La 3ème force politique de notre République, représentée par le FN, est soigneusement muselée, calomniée, diabolisée par, notamment, les participants au Dîner précité. Le système électoral participe au maintien de cette oligarchie.
    OUI un système démocratique devrait organiser des élections législatives à UN TOUR, avec une proportionnelle intégrale. Un tour de scrutin éviterait les discussions de marchands de tapis et les appels à faire battre l’un ou l’autre tellement décriés ces jours ci dans tous les médias. Si un tel système avait existé dans notre Pays, aujourd’hui NKM, dont la victoire dimanche est compromise, et Marine Le Pen, entre autres, siégeraient au Palais Bourbon où elles ont chacune leur place pour y représenter divers courants de pensée des citoyens. Ce système électoral n’est pas le fait du FN mais bien de l’UMPS. Il peut arriver que leurs représentants en subissent les conséquences et ce n’est que justice.

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